‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 67 sur 324 · Ii"^ Apologie^ ch. lxi · texte numérisé non relu

Ii"^ Apologie^ ch. lxi

M6 l'église primitive

de l'enseignement de Christ et des apôtres n'avait pas encore été étouffée par une interprétation matérielle et charnelle des mystères chrétiens. Ainsi, à propos de ce même passage d'Esaïe, Justin dira : « A quoi sert le baptême, s'il ne purifie que la chair, que le corps? Votre àme doit être baptisée et purifiée de la colère et de l'avarice, de l'envie et de la haine! alors votre corps sera pur. » Et ailleurs : « Quel besoin ai-je du baptême [d'eau] moi qui ai reçu le baptême du Saint-Esprit K »

Du temps de TertuUien (200), le rite se complique et la croyance à une vertu, à une puissance de l'acte extérieur lui-même s'accentue. On ne croit pas encore, cependant, à une sorte d'effet mécanique, indépendant de la foi. Voici ce que dit TertuUien : « Un peu avant d'entrer dans l'eau, nous faisons, en présence de l'assemblée et entre les mains de celui qui préside, une profession solennelle de renoncer au diable, à sa pompe et à ses anges. Puis nous sommes plongés trois fois dans l'eau, dépassant ainsi en quelque mesure l'institution évangélique. Lorsque nous sortons de l'eau, on nous donne un mélange de lait et de miel et nous nous abstenons de notre bain journalier pendant une semaine entière ^ » Et ailleurs : « Lorsque nous sortons de la piscine [lavacro), nous sommes, suivant l'antique usage, complètement oints d'une onction sainte. Ainsi,, les prêtres étaient oints avec l'huile de la corne. Cette onction n'atteint pas seulement notre chair ; elle profite à notre àme, exactement comme le baptême lui-même,

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