‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 69 sur 324 · Adv. Haer., Il, ch. xxu · texte numérisé non relu

Adv. Haer., Il, ch. xxu

Tertullien s'y opposer énergiquement. « Pourquoi, ditil \ considérez-vous comme nécessaire le baptême des petits enfants? Vous exposez leurs parrains et marraines à un double danger : ils peuvent mourir tous deux et être, par conséquent, incapables de remplir leurs engagements ; et, d'autre part, ceux pour qui ils ont fait des promesses peuvent grandir avec de mauvaises dispositions. Sans doute le Seigneur a dit ^ : Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez pas. Mais ces paroles signifient : Laissez-les venir à moi pendant qu'ils grandissent, pendant qu'ils apprennent, pendant qu'on leur enseigne oîi ils doivent en arriver; mais ne les laissez devenir chrétiens (être baptisés) que lorsqu'ils sont devenus capables de connaître Christ. ))

Trente ou quarante ans plus tard, Origène invoque en faveur du baptême des enfants la tradition apostolique. « Les petits enfants, dit-il, sont baptisés conformément à l'usage de l'Eglise. » Et ailleurs : « L'Église a reçu des apôtres cette tradition, que les enfants devaient être baptisés. » Néander fait remarquer à ce sujet que le fait de ne pas trouver cette tradition affirmée avant le troisième siècle prouve, non pas en faveur de son origine apostolique, mais contre elle. A ce moment-là, en effet, il y avait une tendance très marquée à donner une origine apostolique à toutes les pratiques considérées comme importantes. Et cependant, le temps avait accumulé un si grand nombre d'obstacles entre la période apostolique et le moment où vivait Origène, qu'il n'était déjà

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