‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 73 sur 324 · Ps., LV, 18; Dan., VI, 10; Act., II, 15, III, 1, X · texte numérisé non relu

Ps., LV, 18; Dan., VI, 10; Act., II, 15, III, 1, X

2. Tertullien, De la prière, ch. xxv; Clément d'Alexandrie, Strom., liv. vu, ch. VII.

pas entendus aussi bien avec leurs manteaux, alors qu'il a bien entendu les trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise ardente « avec leurs caleçons, leurs tuniques, leurs manteaux et leurs autres vêtements ». De telles pratiques, continue-t-il, n'ont rien à voir avec la religion : elles sont superstitieuses, elles ne constituent pas un culte raisonnable, mais bizarre, et doivent être d'autant plus évitées, qu'elles nous mettent au même niveau que les païens ^ »

Tertullien aurait pu signaler encore d'autres pratiques également fâcheuses. De son temps déjà, on avait pris l'habitude de prier debout et en se tournant vers l'est. Il ne s'en offusque pas , et se borne à remarquer que cette habitude a pu donner naissance à l'opinion que les chrétiens adoraient le soleil. En effet, elle ne venait pas des Juifs, qui se tournaient vers l'ouest. Quelques auteurs pensent qu'elle a pour origine certaines cérémonies ajoutées au baptême, comme nous le verrons dans un prochain chapitre. Le baptisé devait renoncer au diable en regardant à l'ouest, et faire profession de s'attacher à Christ en se tournant vers l'est. Il est probable, cependant, que cet usage fut pratiqué pour la prière avant de l'être pour le baptême. On en parle en tous cas, pour la première, cent cinquante ans plus tôt que pour le second

Toutefois, les écrivains ecclésiastiques de cette époque sont bien loin d'encourager ces sortes d'observances dans la prière. On trouve dans Tertullien, dans Clément

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