‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 92 sur 324 · Schafî, Nicene Christianity, p. 240, n. 1. o · texte numérisé non relu

Schafî, Nicene Christianity, p. 240, n. 1. o

primer leur suffrage, on se contenta de celui du principal évêque, auquel on donna d'abord le nom de Métropolitain, puis celui de Patriarche. Dans une période bien ultérieure et de profondes ténèbres, l'Église perdra entièrement le pouvoir de choisir ses ministres, et ceux qui devront être les intendants de Dieu, qui auront la charge de veiller sur sa maison, ne dépendront que des empereurs et des rois ^ î

Il ressort de tout ce qui précède que, dans la primitive Église, même après que ce titre eût été centralisé, si Ton peut ainsi dire, sur une seule personne, révêque occupait évidemment une place toute différente de ce qu'elle est devenue depuis. Il était un des membres de la congrégation déjà connu et aimé; il était celui que les fidèles avaient choisi eux-mêmes, celui qui représentait leur vie paroissiale. On le considérait également com-me le représentant, la personnification de l'enseignement apostolique. En effet, même après que le recueil des écrits du Nouveau Testament eût été formé, il s'en faut de beaucoup qu'on le trouvât dans chaque maison, comme on le trouve dans les nôtres. En dehors du lieu de culte, il n'en existait, en maint endroit, que très peu d'exemplaires; en d'autres, aucun. C'était donc vers leurs évêques et leurs docteurs, sorte de témoins vivants, que les fidèles devaient se tourner pour arriver à la connaissance, même élémentaire, des préceptes du Christ.

I V. L'entretien du ministère. — Au début, ceux qui exerçaient des fonctions dans l'Église, n'avaient pour

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