‹ L'eglise primitive jusqu'a la mort de ConstantinChapitre 93 sur 324 · Did. Christ, Antiq., art. Bishop, p · texte numérisé non relu

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leur entretien et celui de leur famille que ce qu'ils gagnaient par leur travail ordinaire \ A cette époque primitive^ on sentait vivement combien la religion et le travail manuel se prêtaient une dignité mutuelle, et on se souvenait du grand exemple donné par Paul, le faiseur de tentes. Vers le milieu du ii^ siècle, Polycarpe, dans son Epître aux Philippiens, fait un devoir aux presbytres de se fournir eux-mêmes des choses qui leur sont nécessaires devant Dieu et devant les hommes -. Longtemps encore, dans les Églises de l'Orient, nous voyons régner les mêmes idées. Et, en effet, s'il a pu, s'il peut être encore un devoir pour quelques hommes de se consacrer entièrement au service de FÉvangile et de n'en être distraits par aucun autre soin; c'est aussi, tout bien considéré, un bel état de choses que celui où les ministres et les fonctionnaires de l'Église ne restent pas, à ce point de vue, en dehors des conditions communes de l'humanité. Qui donc pourra mieux sympathiser avec ses frères, ou les conseiller, que celui qui aura à porter le même fardeau qu'eux? Et s'il doit être pourvu de bon cœur aux nécessités de ceux qui prêchent l'Évangile, ne serait-ce pas la gloire de l'Église, ne serait-ce pas l'une de ses plus puissantes armes vis-àvis du monde, que de voir ses ministres donner gratuitement ce qu'ils ont gratuitement reçu? Aucun sacrifice ne devrait coûter, pour empêcher le ministère d'être apprécié en valeur monétaire et d'être ainsi ramené au niveau d'un commerce quelconque ^

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