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Articles secrets, IV

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pour intervenir auprès de ses collègues : par exemple lorsque d'Amours, ancien aumônier du roi, prolonge au delà du temps normal son séjour auprès de Madame, c'est Montigny qui est chargé de le prier de retourner dans son église de Saintonge (1598). Le synode suivant déclara mal fondées les prétentions de l'Eglise de Paris à réclamer le ministère de d'Amours l. Cependant Lobéran, dès avant l'Edit, sentait l'impérieuse nécessité d'assurer les services d'un troisième pasteur à l'Eglise croissante. En 1596, en pleine peste, appuyé par quelques anciens, il avait essayé - - mais alors en vain — de retenir un jeune pasteur qui avait à la fois, comme Lobéran lui-même, des attaches en Dauphiné et en Orléanais - : c'était Pierre du Moulin, auquel, depuis 1591, le collègue de Montigny, A. de la Faye, réfugié à Londres, avait assuré les subsides de l'Eglise de Paris 3.

Ils sont rares partout les pasteurs qui ont exercé leur ministère dans la même ville pendant un demi-siècle : à Paris on n'en a compté que deux ou trois après Lobéran. Nous lui devions le premier rang dans notre étude, bien qu'il ne fût pas, au moment de l'Edit, le doyen des pasteurs parisiens. Cette qualité revenait à son collègue A. de la Faye, qui disparut avant lui et dont nous parlerons maintenant 4.

§ 2. Antoine de la Faye

La Faye était un homme du même type et de la même trempe que Lobéran : mi-gentilhomme, mi-pasteur. Il n'allait chez Madame, à en croire F. de Raemond, que « l'épée au costé, quelquefois en manteau bleu ou violet, avec pourpoint et chausses de chamois jaune. » Nous en savons peu de chose. Le « bonhomme » était, d'après un autre catholique, plus bienveillant cependant,

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