Casaubon, note Mss. Burney, British Muséum
4. Ainsi le samedi : voir-ci-dessus (p. 140, n. 1) lettre de Maurice de Lobera n.
."). Ci-dessus, chap. IV, p. 104.
6. « Loyse, fille de Mre Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, et de Rachel Cochefllet sa femme, nasquit le 16 de juing audit an 1602, fust baptisée le XXIX' septembre ensuyvant et présentée par Mr Gabriel de Polignac, s* de Saint-Germain, assisté de dame Loyse de Coligny, princesse d'Orange » {B. h. p., 1872, p. 224).
roi lui-même, représenté par le due de la Force 1. Les baptêmes avaient lieu, presque toujours, à Ablon, à la fin du service, « devant le dernier chant du pseaume, ou pour le moins avant la bénédiction - »
En certains cas très rares la cérémonie fut célébrée à Paris même, au domicile des parents : ainsi P. du Moulin baptise chez lui, rue des Marais, le jour même de la naissance, son fils Louis 3; ainsi encore — c'est le seul autre exemple que nous connaissions en ce temps là — également « au faubourg Saint-Germain » et dans la mauvaise saison, pour le fils d'un conseiller au Parlement, M. du Coudray : « auquel baptesme, note l'Estoile, assistèrent jusques à cent personnes, Sa Majesté leur ayant permis de s'assembler pour cet eîïect jusques à vingt ou vingt cinq personnes seulement en la plainte et le rapport qu'on luy avoit fait que plusieurs enfans qu'on portoit baptiser à Ablon mouroient sans baptesme à cause du long et mauvais chemin 4. »
§ 5. Diverses catégories de fidèles
Ces actes de baptêmes d'une part, les minutes de M" François d'autre part, sont les documents les plus précieux pour nous renseigner sur la composition de l'Eglise de Paris au commencement du xvnc siècle. Elle se recrute, en somme, dans toutes les classes de la société. Il s'y trouve de grands seigneurs qui avaient à Paris un hôtel ou un simple pied-à-terre, et souvent une maison de campagne et des terres en Ile-de-France ou en Or-
1. « Henry (Hz de messire de Beringhen, coner du roy et son premier valet de chambre, et dame Magdne Bruneau, nasquit le 20e octobre 1603 et pnté au baptesme le XV décembre ensuyvant par Mr de la Force capne des gardes pour et au nom du Boy, assisté de Madme de Brezolles pour et au nom de Madame la duchesse de Bar sœur unique du Boy » (B. h. p., 1872, p. 226).
2. Le Synode de Montpellier (1598) venait précisément d'ordonner l'insertion dans la discipline de cette disposition prise au synode de 1583. (Discipline, ch. XI, du baptême, art. 15, édition de la Haye, 1760, avec la « conformité » etc., p. 378). Les extraits des registres qui ont échappé aux incendies de 1871 ne mentionnent pas, sauf une ou deux fois, le lien de la céiémonie.
3. Autobiographie, B. h. p., 1858. p. 341 : cf. registres, ibid.. 1872, p. 264 : <■ présenté par M. de Monceaux et damoiselle (L'Hoste) femme de M. de l'Estoille. »