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CÉLÉBRATION DES SACREMENTS

faisions beau ménage ; au reste il y a quelques jours que je les fis apprendre à danser ; c'étoit à qui mieux mieux à répéter leurs passages ; nous vous avons bien souhaité ici, et la grande sœur. Je n'ai point voulu laisser aller nos enfants à Ablon faire la cène parce qu'elle se fait encore dimanche, et j'espère que nous irons tous ensemble 1. »

Parfois un jeune solennel était ordonné par le synode. Dès la veille, certains fidèles, comme la famille Casaubon, s'abstenaient de manger et de boire 2.

Un service hebdomadaire qui paraît avoir été célébré, dès l'origine, le jeudi :! surtout pour le « catéchisme, » rassemblait un nombre d'assistants beaucoup moindre. Il y avait aussi des cultes spéciaux pendant la semaine sainte 4.

Si le trajet et le séjour à Ablon étaient souvent pénibles pour de grandes personnes, combien plus funestes pouvaient-ils être pour les enfants qu'on présentait au baptême le plus tôt possible après leur naissance. Dans leurs « plaintes » de 1001 les réformés parisiens évaluent à quarante le nombre des pauvres petits voyageurs « misérablement esteints et suffoqués » par suite des grandes froidures de l'hiver précédent 5. On voit Casaubon également désireux de faire vite accomplir la cérémonie et anxieux des conséquences possibles d'un refroidissement pour ses nouveaux-nés. Le douzième de ses enfants — le premier baptisé à Ablon — avait déjà plus d'un mois lorsque son père put enfin l'y porter : il s'excuse, dans son journal, d'être resté quatre dimanches sans faire le voyage (décembre 1000).

Sully avait moins de scrupules et attendait plus de trois mois pour faire baptiser sa fille 6. La marraine était ici la fille de l'amiral Coligny, veuve de Guillaume d'Orange. Dans un autre acte c'est Catherine de Bourbon, et le parrain n'est autre que le

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