Registres, 23 janvier 1600 (li. h. />., 1891, p
ble. Qui plus est cela n'est arrivé que depuis le tems bienheureus de la Réformation. De sorte que cens de la communion de Rome qui vivent en ce royaume nous oui l'obligation de ce que cette sainte lecture leur est permise ]. »
Sur d'autres points encore nous pouvons constater ce qu'on a appelé avec raison « une réelle infiltration protestante dans la piété catholique française, par un christianisme sincère et de droite pénitence tel que le réalisait dans la vie de chaque jour tout un peuple de réformés illustres ou obscurs -. »
C'est ainsi qu'un recueil de prières publié à Paris précisément en 1601 avec l'approbation de deux docteurs de Sorbonne commence par reproduire avant toute autre, comme prière recommandable « pour tous les temps, » une prière protestante : la confession des péchés introduite dans la liturgie des Eglises réformées par Bucer, Calvin et Bèze 3.
Des emprunts de ce genre étaient peut-être plus fréquents qu'on ne saurait croire dans la littérature catholique de ce temps. Plus que tous les autres, les prêtres qui s'occupaient spécialement de controverse devaient se tenir soigneusement au courant de la littérature protestante 4. Une « liste des livres prohibés qui étaient en possession de Saint François de Sales » ne comprend pas moins de soixante-trois ouvrages 5 parmi lesquels se trouve « VEcellent discours sur le repos et le contentement d'esprit du sieur de Lespine, angevin ''>, » pasteur « de grande doctrine et prudhommie confessée mesme par ses adversaires, » dit VEstoile. Celui-ci et plus d'un autre catholique aussi sans doute —
emportait toujours avec lui « le Livre des livres, qu'il faut tou-
1. Avertissement contre tes missionnaires, 1654, p. 32. Sur la traduction (catholique) de la Bible par R. Benoist, voir ci-après notre IIP partie, chap. IV, § 2.