‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 169 sur 558 · L'Estoïle, op. cil., p · texte numérisé non relu

L'Estoïle, op. cil., p

'.\. Sur l'emplacement de cette église on a percé le boulevard Saint-André

à l'ouest de la fontaine Saint-Michel.

vu un paient en relation d'affaires avec J. Mercier pour ses terres de Beauce. Or ne s'avise-t-il pas de dire qu' « en allant à Ablon on chantoit de vilaines et sales chansons, et audit Ablon aussi ; » ce qui scandalisa fort la « paroisse d' Ablon ; » non sans quelque raison, car ces « sales chansons » n'étaient autres que les psaumes ; et « ce fut trouvé plus mauvais de lui (Hurault) que d'un autre, parce qu'on disoit qu'il savait bien les chansons qu'on y chantoit ; en ayant esté autrefois, il ne pouvoit ignorer ce qui s'y faisoit. Même le roy, parlant un jour de luy, avoit dit que s'il y eût eu des évêchés du côté de ceux de la religion il eût été évesque d' Ablon, mais qu'il n'y en avoit point *. »

§ 3. Les principaux adversaires

Parmi les plus zélés convertisseurs nous avons fait remarquer la place occupée tout à fait aux premiers rangs par les capucins. Introduits en France après la Saint-Barthélémy seulement, sous Catherine de Médicis (1573) ils sont très protégés par sa cousine Marie, la nouvelle reine de France, et souvent originaires d'Italie 2. C'est en 1600 qu'Henri IV a pris « sous sa protection et sauvegarde » ces religieux de l'ordre de Saint- François 3. Ils ont leur couplet dans une chanson huguenote fort en vogue à cette époque ; par une clause de son testament burlesque la Vache à Colas dit :

Aux Capucins crottés Mes oreilles présente Pour mettre aux deux costés De leur tète ignorante 4.

Cet ordre, qui fut sur la brèche constamment jusqu'à la Révocation de l'Edit, représentait ces premières années du xvne siècle comme une période critique où l'Eglise romaine avait à subir de

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