‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 172 sur 558 · L'Estoile, Journal, nouv. éd., I. VII · texte numérisé non relu

L'Estoile, Journal, nouv. éd., I. VII

les enfans et menu peuple à leur dire des injures ; » et le roi >< veut qu'il en soit informé *. »

Ces promesses officielles d'Henri IV, pas plus que ses bons mots sur « l'évêque d'Ablon » etc., etc., ne suffisaient pas à rassurer les huguenots parisiens, bien qu'ils considérassent encore le roi comme leur meilleure sauvegarde. Casaubon (trop bien placé pour savoir combien souvent son protecteur était empêché d'exécuter ses bonnes intentions), Casaubon, « toujours languissant, » écrit le 1" juin 1602 à son ami Perillau à Sedan : « Nous sommes icy sur la crainte de quelque horrible orage, et pouvons bien dire que si la grâce de Dieu n'avoit besogné, nous estions tous perdus. Car celui osté qui par la faveur de Dieu soutient sur ses épaules tout ce grand édifice, il en fallait attendre une totale ruine, tant pour l'Estat que pour les Eglises que nous voyons dans la sainte paix croistre tous les jours. Que s'il plaist nous conserver ce bon, très bon prince, j'espère que ce coup servira à confirmer la paix pour l' advenir 2. »

L'automne 1605 fut marqué par une recrudescence d'excitation contre les protestants 3. Depuis longtemps, en France, à Paris notamment, tout finit par des chansons. Il y en avait donc une sur la Vache à Colas, « bâtie contre les huguenots par un tas de faquins séditieux 4. »

1. Réponse au cahier, art. 14, clans le Sommaire des procès, etc., par Loride des Gallinières, 1661, p. 81.

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