‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 202 sur 558 · Narré, p. 12 et · texte numérisé non relu

Narré, p. 12 et

.'!. Voici un autre exemple, de Gontier celui-ci, pour « prouver que les apôtres étaient des sacrificateurs » :

" Sacrifier en sa primeraine signification signifie faire une chose sacrée. « Les apostres estoient establis pour faire une chose sacrée. « Donc ils estoyent establis pour sacrifier. »

Sur quoi Du Moulin fait remarquer « qu'il ne s'agit point ici d'étymolo-

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Après ces protestations réitérées et générales d'attachement aux règles les plus méticuleuses de la logique, on regrette de les voir si peu respectées dans ce qu'elles ont de meilleur, et de voir, sans aucune méthode, avec force digressions, aborder toute espèce de questions. Souvent d'ailleurs, à propos et hors de propos, ces hommes du xvne siècle, continuateurs des humanistes, font preuve de beaucoup de connaissances diverses et d'une inlassable curiosité d'esprit.

Ils ont constamment recours à ce qu'on pourrait appeler les sciences auxiliaires de la controverse : en premier lieu l'histoire — et, naturellement, Vhistoire ecclésiastique surtout, mais aussi (clans l'état rudimentaire où elle se constitue alors, précisément grâce à nos controversistes) Vhistoire des religions en général ; — la philologie tient une grande place, comme on peut s'y attendre au lendemain de la Renaissance ; les sciences mathématiques, physiques et naturelles sont au contraire beaucoup moins utilisées, Du Moulin presque seul y fait allusion ; et l'on s'étonne de voir des théologiens recourir de part et d'autre presque aussi rarement à la morale qu'à la psychologie.

Si chacun fait parade de son savoir, chacun se plaît également à relever, avec insistance, les moindres erreurs d'autrui, au point d'établir de véritables errata ; Du Moulin par exemple corrige les contre-sens comme s'il s'agissait de versions d'élèves dans sa classe à Leyde 1. Il a d'ailleurs d'excellents principes en fait d'étude des langues anciennes et veut qu'on invoque le témoignage des auteurs classiques, quoique païens, alors qu'on employait si impudemment dans les ouvrages théologiques (il l'a fait lui-même parfois) le « latin de cuisine -. »

gies, mais du sens auquel se prend le mot sacrifice dans l'Eglise romaine » ; que d'autres mots : prier, par exemple, signifient aussi faire une chose sacrée, etc. (Véritable narré, p. 7).

1. L'Adoertisscment au sr Coeffeleau se termine par six pages relevant sous des rubriques spéciales les "fautes en grammaire, fautes en histoire, fautes en philosophie, fautes en l'allégation de l'Ecriture sainte » ; par exemple : p. Mo, il tourne mal ces mots de Cicéron : pecudes depulsœ par tes bestes chassées. Il fallait tourner bestes sevrées : Virgile, 3e écloge, de- ]>ulsis arbutus hœdis », etc.

2. S'agit-il de démontrer que la Cène n'a pas été célébrée dans une chapelle comme le prétend Cayer, mais dans une chambre, Du Moulin cite une phrase de Juvénal renfermant le mot cœnaculum employé par l'évangéliste. Sur quoi un carme « se courrouce », déclarant <> injuste d'alléguer les au-

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