‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 221 sur 558 · LE SACRIFICE DE LA MESSE · texte numérisé non relu

LE SACRIFICE DE LA MESSE

rable en la représentant comme une forme des sacrifices si généralement répandus dans l'histoire de l'humanité : « Jamais, s'écrie le P. de Bérulle, il n'y a eu de religion au monde sans prestre, sans autel et sans sacrifice, que celle de nos adversaires » ; « Dieu n'a pas destruit Testât du sacerdoce, du sacrement ou du sacrifice, mais changé seulement en une meilleure l'orme l. »

La question de forme a d'ailleurs, en général, une importance beaucoup plus grande aux yeux des catholiques, dans la cérémonie qui entoure la célébration du sacrement. Les controversistes dépeignent ce qui se passe dans les temples d'une façon railleuse ; la critique la plus modérée se trouve sous la plume de Bérulle, opposant (à sa manière, cependant, bien entendu) l'institution de la messe, par Jésus-Christ, à la cène des réformés, célébrée « debout, à jeun, pour tous les fidèles de l'un et l'autre sexe indifféremment, avec du pain levé, sans action de grâces 2. » De leur côté, suivant leur tempérament, les protestants sont plus ou moins respectueux, plus ou moins véhéments, dans la description de l'attitude du prêtre et des fidèles pendant la messe ".

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