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LA DOCTRINE DE LA GRACE

Viennent enfin, dans notre classification, des points tout à fait secondaires sur lesquels on s'attarde beaucoup moins : cérémonies que les catholiques estiment « dépendance nécessaire de la vraie piété \ » tandis que les réformés les disent inutiles eu même dangereuses : par exemple l'adoration de la croix -. En fait de reliques, d'objets bénits : chapelets, médailles, etc., chacun avait quelque observation personnelle à raconter -\ Beaucoup de ces dévotions étaient assez récentes et le grand jubilé de 1000-1601 donne, pendant les années qui suivent, un intérêt très spécial aux questions de pèlerinages, d'indulgences, etc.

§ 7. Les sujets qu'on n'a pas traités à fond : la grâce et la prédestination

Après avoir parlé des sujets qui forment ordinairement le fond des controverses ou qui du moins sont souvent débattus au commencement du xvne siècle, il convient de marquer quelques lacunes importantes, de signaler quelques questions que l'on ij'étonne de ne voir pas aborder ou traiter avec l'ampleur qu'elles mériteraient. Nous nous bornerons à deux points essentiels : la grâce ou la prédestination, et le témoignage intérieur du Saint- Esprit.

Dans le cours du xvne siècle la doctrine de la grâce (remontant à saint Augustin) va occuper, préoccuper, passionner les esprits dans l'une et l'autre église : clans l'Eglise catholique, le jansénisme sera vaincu, dans l'Eglise réformée au contraire le gomarisme ou prédestinatianisme outré deviendra presque partout la doctrine officielle : mais au commencement du siècle Jansenius meurt avant la publication de son Augustinus, et Gomar, au contraire, ne fait que commencer sa carrière. Ils ont

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