‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 253 sur 558 · Œconomies royales, I, XCVIH · texte numérisé non relu

Œconomies royales, I, XCVIH

iî. Ephémérides, p. 494, 19 juin 1603. Cf. lettre à Perillau (Paris, 15 sept. Ifi03) : « In literis ad miraculum usque u.v7)|Jlovix</ç » <#• n- P- 1853, p. 291).

4. Survenue le 23 octobre 1605, et non le 13 comme on le dit souvent, en négligeant d'observer que l'ancien calendrier portant cette date, et encore en usage à Genève, était en retard de dix jours sur le •• nouveau style •> (Cf. L'Estoile, t. VIII, p. 194) ; B. h. p., 1905, p. 548 : Trois portraits inédits de Bèze ; et Cb. BoRGEAUD, l'Académie de Calvin, Genève, 1900, p. 330.

5. Deux à la Bib. nat., coll. Dupuy, vol. 415, p. 221, et vol. 348, p. 220 : l'un d'eux adressé « à Monsieur le conseiller de Bullion » (voir ci-dessus1 : le troisième à la Bibl. soc. bist. prot., reproduit dans le B. h. p., 1887, p. 81 ; cf. 1907, p. 56,et IJokgeaud, op. cil., p. 313.

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de Claye et du village de Souilly en Brie, à six lieues de Paris. Zélé huguenot, allié aux Bullion de Paris et aux Brosse de Genève, Jacob Anjorrant, membre du petit Conseil depuis 1598, était par sa mère petit-fils de G. de Budé. Son oncle Jean avait fait partie de l'ambassade envoyée à Lyon auprès d'Henri IV en 1000. C'est alors que Jacob Anjorrant à son tour fut chargé d'une mission pour revendiquer les droits de Genève sur le bailliage de Gex. II vint à Paris pour la première fois en mars 1001 ; on l'y retrouve à mainte reprise depuis lors jusqu'en 1029.

Au commencement de mai 1001 il présente au synode national, à Jargeau, des lettres de la Seigneurie et de la compagnie des pasteurs de Genève ; les députés généraux sont chargés d'appuyer auprès du roi ces demandes *. Anjorrant, de son côté, ne cesse de prendre une part active aux affaires des Eglises de France, surtout celles de Paris et des environs. Dès la fin de ce même mois (30 mai 1001) c'est sur ses terres et probablement dans son château de Claye que se réunit le synode provincial de l'Ile de France, Picardie et Champagne : le premier, semble-t-il, depuis que les Eglises ont été « restablies et redressées 2. » En fait le « colloque de Paris et lieux circonvoisins » ne comprenait alors, outre l'Eglise de Paris, que celle de Claye, établie et rétablie grâce aux Anjorrant, et celle de Mantes- Avernes, près de laquelle se trouvait la terre de Rosny 3.

Dans un second voyage, l'année suivante, Anjorrant obtint du roi plus entière satisfaction. Il eut aussi occasion de combattre à Paris les démarches de S. François de Sales et fit reconnaître que les prétentions du nouvel évèque de Genève sur le pays de Gex étaient mal fondées. En mai 1003 il traverse de nouveau Paris, se rendant auprès du roi d'Angleterre : ces voyages ont presque toujours pour but de recueillir des subsides. Casaubon — que l'Académie de Genève essayait en vain de retenir, peu auparavant

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