‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 255 sur 558 · FRANCE ET ANGLETERRE · texte numérisé non relu

FRANCE ET ANGLETERRE

- recommande à Jacques I" la collecte faite par Anjorrant en faveur de « cette Ecole frappée par la misère des temps 1. » En 1010 voici derechef le seigneur de Claye à Paris, reçu en audience de congé par Henri IV, le jour même où il allait être assassiné. « Assurez Messieurs de Genève, disait le roi, que je ne quitterai jamais mes anciens serviteurs pour de nouveaux amis, lesquels je ne cognois encore bien, et encor que vous ne soyés mes subjects, je vous maintiendrai comme si j'estois vostre père. » Huit jours plus tard Anjorrant recevait de la régente la promesse d'une égale bienveillance. Il avait, malgré les instances de Sully, refusé de mettre le genou en terre devant elle, et consenti seulement à faire une profonde révérence. On reconnaît bien là le républicain et surtout le huguenot qui ne se prosterne que devant son Dieu -.

§ 3. Angleterre

En ce qui concerne les relations avec l'Angleterre, en tant qu'elles intéressent les protestants parisiens, rappelons que, pendant les troubles, l'Eglise de réfugiés de Londres avait accueilli notamment La Faye, P. du Moulin et R. Bochart. Et notons que Sully en personne fut en 1601 chargé d'un mission secrète auprès d'Elisabeth, puis, deux ans plus tard, d'une ambassade extraordinaire auprès du nouveau roi Jacques. Il fut choisi précisément « parce qu'étant de la même religion que le roi d'Angleterre, il gagnerait plus facilement sa confiance, et parce qu'il était en relations avec plusieurs grands seigneurs écossais de l'entourage du roi !. » Deux cents gentilshommes l'accompagnaient, parmi lesquels nombre de huguenots, entre autres le jeune Arnault son secrétaire. Il n'est d'ailleurs pas question d'affaires religieuses dans le traité conclu le 25 juin 1603 ». Cette même année l'ancien pasteur Cayer publie l'oraison funèbre de « milord James de Béthune, archevêque de Glasco, » ambassadeur d'Angleterre en France \ Son successeur à Paris, Thomas Pari y,

1. Casaubonii epist. 1035 (27 juillet 1603), reproduite par Borgeaud, Acad. de Calvin, p. 329. Cf. li. h. p., 1899, p. 73.

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