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CONVICTIONS ET PRATIQUES RELIGIEUSES DE SULLY

cente, » se faisant longtemps attendre, restant « assis et la tête couverte même pendant les prières. » Et, pour comble d'indécence, « le plus souvent il jouait avec un petit chien qu'il avait sur ses genoux1. » Un ambassadeur étranger qui pendant deux ans venait de le voir de près, estime qu'en fait de religion Sully tient grand compte de son intérêt personnel et aurait bien pu se convertir s'il l'avait jugé utile, mais qu'en 1605 il est « plus hostile » que jamais aux convertisseurs -.

Des pasteurs successivement attachés, comme aumôniers, à la maison de Sully, l'un, Daniel Bourguignon, cousin de P. du Moulin, devait plus tard se laisser circonvenir par ceux qui n'avaient pu gagner Sully même, et devenir catholique 3.

Près de Paris c'est d'abord, à côté de Mantes, dans la terre dont il porte le nom, que Rosny aime à séjourner. Le vieux petit château était en fort mauvais état ; après la peste de 1586 on avait enlevé tous les meubles et « bien éventé et flambé les logements. » C'est alors que la première femme de Rosny, Mademoiselle de Bontin (Anne de Courtenay) 4, avait erré deux jours et deux nuits aux alentours, dans la forêt, « sans avoir osé prendre ni pu trouver autre retraite ni couvert que son carrosse, pour boire, manger

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