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INGÉNIEURS, PEINTRES

Paris, où il devait bientôt réaliser plusieurs des projets chers à Laffemas (enlèvement des boues par l'élévation des eaux de la Seine, etc.1). Il avait d'abord fait apprécier à l'étranger l'ingéniosité et la délicatesse du goût français par les installations faites au parc de Richmond en Angleterre, avant d'entrer au service de l'électeur palatin à Heidelberg.

Dans cet ordre d'idées, rappelons qu'Henri IV demanda à Sully un projet pour l'organisation à Paris d'un musée de machines, mais cette idée ne devait être réalisée - que plus tard. Un autre dessein du même genre fut au contraire mené à bien. Entre autres créations originales d'Henri IV se trouve en effet l'établissement dans la grande galerie du Louvre d'une sorte d'école pratique des Beaux-Arts et des arts décoratifs, ou de l'Ecole d'encouragement aux arts et métiers. Des lettres patentes du 22 décembre 1008 accordent le logement dans cette galerie, des ateliers et divers privilèges, à des artistes dont plusieurs sont protestants : Jacob Bunel, peintre, valet de chambre du roi, Abraham de la Garde, horloger, Guillaume Dupré, sculpteur, contrôleur général des monnaie, etc.

Parmi les décorateurs des Tuileries et du Louvre à celte époque, Bunel fut le principal. Dans la « petite galerie » aujourd'hui remplacée par la galerie d'Apollon il avait représenté à la fresque la bataille des géants, la reine de Saba, etc. Il y travaillait en 1003, et Casaubon nous raconte comment cet « homme excellent » recevait dans son atelier des visites pastorales : celle d'un ministre de Saumur 3 eut une conclusion tragique, « il monta, sans y faire assez attention, sur un échafaudage élevé par les ouvriers qui travaillent au Louvre, et une planche s'étant rompue, il tomba et mourut sur le coup. En regardant les compositions du maître habile chez lequel il se trouvait, cet homme pieux venait de faire des remarques pleines de profondeur ; il avait conversé avec les personnes présentes sur divers points,

1. C'est en 1621 seulement que S. de Caus paraît comme ingénieur du roi, mais dès le 18 novembre 1611 il avait reçu de Louis XIII le privilège nécessaire pour l'impression de son premier ouvrage : ha perspective (wec la raison des ombres et miroirs, etc. (Fr. prol., 2e éd., t. III, col. 912).

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