‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 299 sur 558 · Economies royales, X · texte numérisé non relu

Economies royales, X

3. M. de Macefer : ce nom est donné par .1. Merlin (I)iaire publié par M. Gaberel dans son Histoire de l'Egl. de Genève, II, 194) à propos de la séance du consistoire de la Rochelle du 9 mai 1603.

particulièrement sur le mépris de la mort et la soif d'une vie

meilleure 1. »

Toutes ces peintures de Bunel ont été détruites par un incendie en 1661 ; la destruction a également atteint les tableaux dont il avait orné le palais de Fontainebleau, la chapelle de l'ordre dd Saint-Esprit aux Grands-Augustins, le chœur de l'église de Saint- Séverin, et le grand autel de la chapelle des Feuillants rue Saint- Honoré. On racontait à ce propos que la figure de la Vierge fut peinte par un autre artiste : « Bunel, qui étoit calviniste, ne voulut jamais achever ce tableau -. » Il fut aussi enterré au cimetière du faubourg Saint-Germain (1614) a. Son « logis de la grande galerie du Louvre » continua à être occupé par sa veuve Marguerite Bahuche « laquelle faict aussy profession de peinture et y travaille journellement 4. »

Sur les registres de l'Eglise réformée à cette époque nous avons relevé encore les noms d'autres peintres : Nicolas Moilon, en 1611, Jehan Pitan (ou Petau), en 1618 ; d'un « maître enlumineur, » Thomas Pelletier, en 1604, etc. 5.

Parmi les sculpteurs employés à la petite galerie du Louvre il faut citer encore un autre artiste huguenot, Barthélémy Prieur, qui fit, entre autres, les bas-reliefs des tympans d'arcades0. En 1606, il possédait à l'entrée du faubourg Saint-Germain, près des fossés (aujourd'hui rue Mazarine) « une maison où pendait pour enseigne la corne de cerf '. » Il fut, comme les précédents, enterré au cimetière tout voisin (1611).

A côté de ces architectes, peintres et sculpteurs protestants qui eurent une si large part dans les travaux artistiques exé-

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