‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 337 sur 558 · Ii. h. p · texte numérisé non relu

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3. H. h. />., 1864, p. 193, 301, 406, 44.'{, et 1863, p. '284. Voir ci-dessus, ch. VI, § 2.

4. H. h. p. 1863, p. 39, note 1. Voir notre étude sur ce cimetière, avec carte, dans le même li. h. p., 1906, p. 249.

5. « Le plus grand musicien français du XVI* siècle, » au dire de M. Expert (conférences de Foi cl Vie à la salle de la Société d'encouragement, à

Jusqu'au règne de François Ier il y eut un cimetière pour les lépreux à l'angle méridional de la rue Taranne et du chemin descendant vers la Seine (aujourd'hui 51, rue des Saints-Pères, au coin du houlevard Saint-Germain) \

En face (49, rue des Saints-Pères) fut étahli ensuite un autre cimetière autour de la chapelle Saint-Pierre de la Maladrerie — par corruption : Saint-Père — . On la voit très nettement, en pleine campagne, sur le plan de Du Cerceau (1555). C'était hors de l'enceinte de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés : les hautes tours et la porte fortifiée se dressaient tout près de là (aujourd'hui rue Saint-Benoît). La chapelle est remplacée par la salle des conférences de l'Alliance française et le cimetière par le petit jardin entre cette salle et le houlevard ; il s'étendait même plus loin, sur le trottoir et une partie de la chaussée du houlevard et de la rue des Saints-Pères -. Mais, en somme, sa superficie était peu considérable : « La chapelle ne pouvait contenir que douze personnes ; avec le cimetière elle ne formait qu'un demi-arpeni. Ce cimetière ne servait anciennement que pour les pestiférés 3. »

Les renseignements sur les inhumations après 1599 dans ce premier cimetière protestant sont extrêmement rares. La plus ancienne mention, consignée par l'Estoile dans son Journal, est antérieure au règlement cité plus haut. Elle montre qu'après l'Edit les huguenots avaient cru, de bonne foi, pouvoir interpréter dans le sens le plus large la « liberté » que le roi leur accordait. Ce n'est pas seulement la famille, ou une dizaine de personnes, mais plus de cent parents et amis qui suivent le convoi d'un Rochelais : « Le jeudy 20 janvier 1600 ceux de la religion,

Paris ; audition du 13 février 1910) ; on entendit ce jour-là une chanson gasconne « Villageoise » bien faite pour plaire à Henri IV, à côté de morceaux d'un caractère religieux à chanter en famille par les protestants : prières avant et après le repas (« Bon Dieu, bénis-nous... » ; « Rendons grâces à Dieu... ».), spaume LXIX : « Hélas, je le prie, sauve-moi... », etc. Claude Le Jeune a aussi harmonisé à trois voix certaines mélodies de Louis Bourgeois, p. ex. celle du psaume XCVIII (« Chantez à Dieu nouveau cantique... ») exécutée au Trocadéro le 1er novembre 1909, lors du quatrième centenaire de la naissance de Calvin.

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