Cela ne paraît vrai que des dépendances
2. Les mesures allemandes différaient des mesures françaises : huit aunes françaises équivaudraient à neuf mètres environ.
3. B. h. p., 1855, p. 87. Le même recueil (1900, p. 523 1 a publié la reproduction ci-dessus d'une petite peinture représentant le second temple. Abstraction faite de la galerie supérieure, cette image peut donner idée de ce qu'était le premier temple. Cf. projet de temple (B. h. p., 1900, p. 520) par Jacques Perret " gentilhomme savoysien » et protestant : « Des fortifications et artifices, architecture et perspective, » avec illustrations gravées par Thomas de Leu — l'artiste même qui en 1608 faisait le portrait du pasteur de Charenton Du Moulin reproduit ci-dessus — : « Sortant des villes et fortifications pour aller aux
PROJETS DE TEMPLE l'AR J. PERRET, GRWÉS PAR TH. DE LEU
456 l'église réformée de PARIS SOIS HENRI IV
L'aspect extérieur me paraît avoir été (en mieux) assez semblable à celui du temple de la Villeneuve construit à la Rochelle en 1030 » et ainsi décrit par un autre voyageur - : « C'est un petit temple couvert de tuiles creuses, muni à l'intérieur de galeries en bois. 11 possède une cloche que l'on sonne, ce que beaucoup d'autres n'ont pas. » Ce premier type de temples différait notablement d'une autre catégorie d'édifices construits sur un plan polygonal, par exemple le grand temple de la Rochelle :: et celui de Caen. Les Normands, nés malins, surnommèrent vite celui-ci (inauguré en 1012) le godiveau à cause de sa ressemblance avec un pâté de ce nom 4.
Presque tous les temples élevés sous le régime de l'Edit de Nantes ayant été détruits après la Révocation (ou même avant), il est difficile d'aller examiner aujourd'hui de visu quelque spécimen dont l'architecture puisse donner idée de ce qu'était le premier temple de Charenton. Nous croyons pourtant devoir citer deux monuments qui ont échappé à la pioche des démolisseurs : l'un, à Claye, parce qu'il fut converti en église catholique avant la Révocation, l'autre, à Montbéliard, parce qu'il fut dès son origine et sans interruption depuis lors pendant trois siècles affecté au culte luthérien. Ces deux édifices sont à peu près contemporains du temple de Charenton, malheureusement nous crai gnons que, fort différents l'un de l'autre quant à leurs proportions et à leur aspect, ils ne soient trop différents aussi, l'un et l'autre, de ce qu'a été le temple de Charenton. Cependant, comme ce rapprochement n'a jamais été suggéré jusqu'à présent, nous en fournirons les éléments essentiels.
champs et métairies nous trouverons un petit temple quarré contenant 12 toises 4 pieds de long de chacun costé en dehors sans le clocher ; sa muraille a d'espesseur par toute une toise, et dedans œuvre il contient 10 toises 4 pieds de long de tout costez et sa hauteur autant jusques au toict [une vingtaine de mètres], et sans y comprendre trois degrez qui sont dehors à rez terre. Au-dedans tout à l'environ sont trois bancs l'un sur l'autre louchant la muraille en manière de théâtre. Puis les chaires pour les seigneurs, et en après les bancs pour Les femmes, ayant tousiours belles allées entre deux. Du costé de la chaire à dextre et à senestre sont deux petits escaliers quarrez de bois et à jour pour monter sur les galleries qui sont tout à Penviron sur lesdits trois bancs. » La gravure p. 454 est empruntée au B. h. p., 1900, p. 523.
1. Vues de lace et de côté reproduites dans le B. h. p., 1895, p. 369 et 370.
2. Elie BRACKENHOFFER, Journal inédit (cité par M. LEHR, Protestants d'autrefois, sur mer et outre mer, 1907, p. 24) à la date du 11 mars 1645.
4. Galland, Histoire du protestantisme à Caen, Paris, 1898, p. 545.
TEMPLKS CONTEMPORAINS
Claye était l'Eglise de fief la plus voisine de Charenton, à six lieues au nord-est, en Brie, dans la vallée de la Marne. Nous avons vu le seigneur de Claye souvent chargé par les Genevois de missions auprès d'Henri IV. Selon toute apparence, c'est lui qui fit construire pour le culte réformé l'église aujourd'hui consacrée au culte catholique : long bâtiment rectangulaire à un seul rang de hautes fenêtres, avec charpente apparente, auquel un clocher n'a été ajouté que bien longtemps après i.
Les dimensions sont beaucoup plus grandes et les préoccupations architecturales tout à fait marquées dans un temple construit en 1 60 ï- 1607 précisément à Montbéliard : le temple Saint-Martin -. L'architecte, Henri Schickart, a subi très profondément l'influence de l a Renaissance.
C'était un élève immédiat des artistes italiens d'où procède aussi
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