Journal, p. 540, 12 octobre 160Î
cour pour défendre les intérêts de son église \ en 1009 Gigord, de Montauban, en 1010 Uitenbogaert de la Haye, chapelain d'une ambassade extraordinaire des Etats-Généraux, etc. 2.
Des quatre pasteurs qui avaient exercé leur ministère à Abloa nous ne savons si l'un - - Couët - - eut le temps de venir à Charenton avant sa mort survenue en janvier 1008 ;: ; le doyen des survivants, La Paye, ne tarda pas à le suivre dans la tombe (mars 1009) 4. Son contemporain Lobéran était âgé et malade"' : malgré l'activité de Du Moulin, alors dans la force de l'âge, deux hommes ne pouvaient suffire pour desservir une Eglise toujours plus nombreuse.
Dès le transfert du culte à Charenton le Consistoire s'était préoccupé de leur adjoindre deux collègues et d'assurer le recrutement éventuel du corps pastoral parisien. Douze jours après l'inauguration on voit l'Eglise encouragée déjà deux dimanches et un jeudi par l'affluence des auditeurs et la perspective d'un ministère plus facile à Paris même ; le Consistoire écrit à la vénérable compagnie des pasteurs de Genève pour demander l'envoi de deux ministres d'origine française ou ayant déjà exercé leurs fonctions en France. Il invoque un précédent célèbre, ancien d'un demi-siècle : l'envoi de Théodore de Bèze au moment du colloque de Poissy : son séjour à Paris avait alors duré près de deux ans.
6 septembre 1606.
« Ayant obtenu du roi le lieu de Saint-Maurice de Charenton [sic] pour l'exercice de nostre* religion, il y a espérance d'une grande moisson ; déjà en voyons-nous quelques commencements, encore que nous n'y aions été que trois fois ; c'est pourquoi, ayans faute d'ouvriers, nous avons recours à vous comme à ceux qui ont les moyens et la volonté de nous secourir en une si urgente nécessité ; vous l'avés fait autrefois en telle occurence, nous ayans secourus mesme de la personne de feu nostre bon père M. de Bèze. Nous nous promettons maintenant le semblable de votre zèle et charité. Notre plus cher désir serait d'avoir M. Prévost ou M. Cousin, si ce ne peut estre purement et simplement, au moins pour quelques années ; le rapport