Gaberel, /. c, II
4. J'ai cependant été tenté d'attribuer à S. Durant, comme œuvre de jeunesse, la chanson anticatholique intitulée « le Légat de la Vache à Colas, » de ■• Sedege, •> mot resté énigmatique. Les lettres S. D. G. signifient S. Durant Genevois sur un exemplaire de la Discipline copié par le pasteur de Paris et déposé à la bibliothèque de la Soc. de l'hist. du pr. fr. M. Eug. Hitter qui a réédité en 1903 le Légat parmi les Chansons de l'Escalade, a bien voulu examiner mon hypothèse et la juge peu vraisemblable. Voir ci-dessus, I" partie, ch. VII, § 4.
5. Sully note en maint passage de ses Mémoires (notamment t. II, p. 119) que le landgrave est, parmi les princes allemands, un des plus résolus partisan d'Henri IV. En 1602 il fait un voyage à Paris pour rendre compte au roi des affaires d'outre-Rhin (cf. dépèche de l'ambassadeur vénitien Cavalli du 18 octobre 1602, Relazioni, etc., publiés à Venise en 1857, vol. I (Francia). p. 43). C'est à lui que, l'année suivante, Henri IV écrit ces lignes qui marquent bien son attitude au point de vue religieux à cette époque : « Ceux qui se persuadent que c'est à cause de la religion que le duc de Bouillon est en peine me cognoissent très mal. comme ils font la façon de laquelle sont traictez en mon royaume ceux de ladicte religion... J'ay l'âme plus droicte et intègre que ne leur feignent ceux qui controuvent tels mensonges >■ (lettre du 17 mars 1603, Lettres missives, t. VI, p. 52).
En 1615 le fils de ce landgrave viendra, à son tour, à Paris « saluer ■> Louis XIII (Hkroahd, Journal, II, 173).