‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 413 sur 558 · France proL, 2' éd., t. V, col · texte numérisé non relu

France proL, 2' éd., t. V, col

2. Le duc de Deux-Ponts le remercie, le 10 décembre 1601, de sa lettre du 19 août que lui a apportée » le sieur Durant... Il m'a fait entendre tout ce qui s'est passé avec Madame de Rohan, de laquelle j'attens d'heure à autre la résolution entière selon sa promesse. » Cf. autre lettre de remerciement, datée de Tours, des deux comtes palatins à Du Plessis, le 30 juillet 1602 (Mémoires de Mohnay, édition Elzevier, Amsterdam, 1652, t. I, p. 26 et 30).

3. Du Plessis à M. de Saint-Germain (Mémoires, p. 60). 24 août 1604 : » Je seu hier par M. Durant qui me vit ici [à Saumur ?] que les noces sont remises au 14 septembre. »

4. Voir ci-dessus II' partie, eh. VI, s' ô. Par une confusion provenant peutêtre de la similitude des prénoms Aymon (II, 323) parle de Catherine de Bourbon, duchesse de Bar. La France prot. (2* éd., V, 1022), d'après cet auteur, sans doute, commet la même erreur. Ailleurs (II, 443) Aymon cite une lettre de l'Eglise de Paris au Synode de Castres (1626) qui dit expressément : « Nous avons obtenu M. Durand qui étoit au service de S. A. Mme la duchesse de Deu.v-Ponls. » Le Journal de Jean de Morey, dans des fragments inédits qu'a bien voulu me communiquer M. Dannreuther, de Bar-le-Duc, porte, en avril 1607, cette indication : « M. Durant ministre revint de Deux-Ponts à Metz. M. Ri cher, ministre à Saint-Quentin, passant parmy Metz allit en son lieu pour exercer le ministère. Tous deux excellents personnages » (cf. B. h. p., 1896, p. 184). Ce David Richer était précisément à Blain, fief des Rohan, en 1603, la même année que le fils d'un autre aumônier des princesses françaises : Mené de Lusse de la Touche (voir ci-dessus page 479).

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de cette famille. Le frère du pasteur, Daniel, — plus connu sous le nom de « M. de Hautefontaine » — avait été gouverneur d'Henri de Rohan, et remplit diverses missions de confiance, de la part du duc, avant et après qu'il devînt gendre de Sully *. Savant, hardi, « d'esprit agréable et plaisant, » selon Tallemant, il suivit une évolution inverse à celle de son frère : avant d'adopter la carrière des armes il avait commencé par disputer au futur collègue de S. Durant, P. du Moulin, une chaire de philosophie à Leyde.

Jusqu'à la fin de sa vie, S. Durant resta fort attaché à une sœur d'Henri, et de Catherine de Deux-Ponts, Anne de Rohan. Cette demoiselle illustre par sa piété et ses talents littéraires fut informée en ces termes par Madame des Loges, de la mort de leur commun ami en l'année 1626) : « Notre très excellent pasteur estoit utile à tout le troupeau, mais à vous, Mademoiselle, entièrement nécessaire... Ses vertus estoient au-dessus de toutes les louanges qu'on lui pouvoit donner '-. » A la même époque le Consistoire écrivait au Synode national : « Les dons et les rares talents de cet excellent personnage, joints à une habileté toute particulière pour le ministère, étaient généralement connus par tout ce royaume 3. »

Dès l'ouverture du temple de Charenton le Consistoire a ainsi manifesté une triple préoccupation qui inspirera jusqu'à la fin le choix des pasteurs : il faut des hommes bien qualifiés pour exercer avec autorité la cure d'àmes, des hommes d'une instruction et d'une éducation telles qu'ils ne soient déplacés dans aucun milieu, si savant soit-il au point de vue de la culture intellectuelle ou si élevé soit-il dans la hiérarchie sociale ; enfin il faut des hommes remarquablement doués quant à la puisance oratoire : en ce qui concerne S. Durant, « ce très saint homme de Dieu était un très éloquent et très zélé prédicateur, une (sic) éclair et un ton-

1. Le 28 novembre 160(5 Du Plessis-Mornay écrit au duc de Rohan : « Je remets le surplus sur le sieur de Hautefontaine que vous recevrés, s'il vous plaît, comme d'un serviteur très humble, etc. » (Mémoires de Moknay, édition de 1652, t. Ier, p. 169).

2. Mss. fr. de l'Arsenal, papiers Courait, collection in-8°, t. XIV, p. 934. C'est à Anne de Rohan (pie Fréd. Spanheim dédie une édition posthume de sermons de S. Durant {l'Histoire de la Tentation, etc., Genève, 1627).

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