‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 434 sur 558 · Voir II' partie, chap. VI, p · texte numérisé non relu

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;?. Mémoires de Sully, II, 233i

niier lui demande hardiment ce qui en est 1. Sully proteste que « si on ne lui faisait voir une Bible ouverte2 et un Testament nouveau dont jamais on n'eût ouï parler, il ne changerait point sa profession. » Mais il confirme qu'il a été « sondé de toutes façons. »

Et le cardinal Du Perron, non rebuté par ses précédents échecs, continue de plus belle, en 1608, à le « sonder, » promettant toutes les accommodations possibles pour faciliter le saut périlleux : « pour la transsubstantiation et les images, il en croiroit ce qu'il voudroit ; on lui donneroit un privilège et à toute sa race de communier sous les deux espèces :!. »

Le roi appuie ces démarches en faisant valoir la raison d'Etat : la guerre se préparait en Italie (adieu les beaux projets de république chrétienne !) Personne ne pouvait mieux diriger les affaires que Sully, mais « la religion y donnoit de grands empeschements. » La réponse très ferme du ministre fut « qu'il seroit toujours très humble serviteur de Sa Majesté, mais que quand sa religion le rendroit inutile il consentiroit volontiers à être renvoyé en sa maison 4. »

Pour résister à ces attaques, Sully se munissait d'arguments et de textes avec autant de méthode qu'il garnissait son arsenal de canons et de boulets. Il faisait venir là Du Moulin et demandait - ou commandait - « quelques passages des Pères contre la transsubstantiation. » P. du Moulin lui en fournit vingt-cinq.. Alors Sully attend de pied ferme l'évèque de Montpellier, Pierre Fenouillet, naguère prédicateur du roi, qui vient donner l'assaut, mais ne peut faire brèche. Recevant une nouvelle visite de Charnier, Sully le prie de démentir le bruit de sa conversion prochaine, qu'on répand de nouveau 5. Il laisse voir, dans ses Mémoi-

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