‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 437 sur 558 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

3. « Cette place eust esté celle des vieux collèges de Tréguier et de Cambray ; il n'y en a qu'un côté de basty de ce bel ouvrage sur le fond de celuy de Triguier. Le reste est demeuré iinparfaict jusqu'à présent (1634) » (D'ESPESSES, Mémoires de plusieurs choses, etc., p. 143). La première pierre fut posée par Louis XIII le 8 août 1610. Cf. Hoffbauer, Paris à travers les âges ; le Petit Châtelet et l'Université, p. 24, fig. 31 : Grand collège royal basti à Paris du renne de Henri le Grand 4' du nom, 1612 (sic). » ("est la partie orientale du Collège de France actuel, vers la rue Saint-Jean de Li.tran.

y venir loger deux ou trois jours par mois *. C'était bien marquer que le ministre était rentré en grâce, et qu'après un nouvel orage, le ciel brillait sans nuages au-dessus de leur vieille amitié.

Lorsque, bientôt après, se maria Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, ce ne fut donc pas à l'église catholique, mais bel et bien au temple de Charenton que fut donnée la bénédiction nuptiale. C'était pour Sully une fort brillante alliance, et pour le protestantisme une victoire -. Car la fiancée était François de Blanchefort de Créquy ; son père était catholique, mais alors de plus en plus favorable aux réformés 3 ; sa mère était Madeleine de Lesdiguières, et Sully concluait ainsi la paix avec un puissant coreligionnaire qui n'avait pas toujours marché d'accord avec lui, ayant été quelque temps suspect d'intrigues pour le duc de Bouillon. Le « renard du Dauphiné » venait de recouvrer la faveur royale : il avait obtenu pour son gendre Charles de Créquy la survivance de sa charge de lieutenant général dans cette province (mai 1606) et reçu pour lui-même le bâton de maréchal. Sa prestation de serment au Parlement de Paris fut pour les réformés un jour de gloire, comme naguère celle du nouveau duc de Sully (1609) 4. La très ancienne maison de Créquy, de son côté, allait acquérir au xvnc siècle, de nouveaux titres d'honneur ; et une sœur de Françoise épousa le duc de Villeroy.

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