Mémoires de Sully, 16 octobre 1606 (II, 164), etc
ô. Fondé rue Saint-Jacques grâce aux sommes Léguées par l'évêque de Clermont, Guillaume Duprat (f 1560) : là se trouve aujourd'hui la cour principale du lycée Louis-le-Grand,
6. Dès le 20 août 1610 Marie de Médicis accorda l'autorisât ion constamment refusée par son mari.
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rel, Mole et de Thou 1. De ce dernier on a dit excellemment qu'il était « le type de ces humanistes, les plus tolérants, les plus instruits, qui avaient résisté à la première poussée de la Réforme. Non pas qu'ils tinssent beaucoup à l'Eglise catholique : c'est le mystique élan de l'âme qui leur avait manqué. Ils ne voyaient pas la nécessité d'une révolution et d'une rénovation religieuse : ils s'étaient tout simplement abstenus -. » Mais nous avons rencontré bien souvent de Thou en compagnie de Casaubon, de Sully et autres huguenots qu'.il n'avait aucun scrupule à fréquenter. Dans ce mouvement général pour la réformation des études, dû en si grande partie à l'influence réciproque de l'humanisme et de la Réforme, c'était une cruelle privation pour les protestants parisiens de ne pouvoir « dresser des écoles » et « donner ordre que la jeunesse soit instruite, » comme la discipline en faisait aux Eglises un devoir primordial. Nous avons peine à croire qu'ils s'y soient entièrement résignés ; l'absence de documents s'explique aisément par le fait qu'il fallait agir en secret, et même les registres du Consistoire, devant lequel les « régents » étaient responsables, n'apporteraient sans doute que peu de lumière. Mais il nous paraît probable qu'au faubourg Saint-Germain et peut-être au faubourg Saint-Marcel il y eut à cette époque relativement paisible quelques-unes de ces petites écoles pour élèves externes, demi-pensionnaires ou internes, da différents âges, dont les périodes antérieure et postérieure — au temps des persécutions — nous ont révélé l'existence : je n'en veux pour preuves que la mention d'un « pédagogue, » N. d'Angerville, parmi les anciens dé l'Eglise en 1603 :i, et la lettre écrite au nom du Consistoire en 1607 aux pasteurs de Genève, attestant qu'il y avait parmi les familles protestantes de Paris des jeunes gens « d'espérance, » c'est-à-dire manifestant du goût pour les études 4.
Il est vrai que, d'après l'Edit de Nantes (article XXII), il ne devait être fait « ni différence ni distinction pour le regard de la