‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 450 sur 558 · CONTESTATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

CONTESTATIONS DIVERSES

religion à recevoir les eseoliers pour estre instruits es Universités, collèges et écoles ; » mais les programmes scolaires de l'époque impliquaient généralement l'adhésion à la foi catholique, et la fréquentation des écoles communes, a laquelle plusieurs jeunes réformés durent se résigner, les exposait à des difficultés continuelles.

§'2. Contestations diverses. Enterrements

Cette question de l'éducation des enfants est seulement un exemple, entre beaucoup, de la situation désavantageuse où les catholiques essaient de placer en fait, sinon en droit, les protestants parisiens, malgré l'intention encore sincère du roi de faire exécuter l'Edit. Nous avons rappelé comment, à cette époque, le lieutenant civil, par sentence du 21 novembre 1008, avait prétendu imposer des règlements encore plus vexatoires au sujet des services funèbres, et comment le Conseil d'Etat avait confirmé les décisions des commissaires de l'Edit \

L'égalité avec les catholiques, refusée aux protestants après leur mort, n'existait pas réellement pour eux pendant leur vie. L'Edit avait beau stipuler, en deux articles formels -, que les réformés étaient « capables de tenir et exercer toutes dignités, charges, etc. », « sans que, pour raison de ladite religion, ils en puissent être rejettez ou empêchez d'en jouir ; » malgré ces clauses expresses il se trouvait dans les diverses corporations et professions des fanatiques qui ne pouvaient admettre la concurrence de collègues ou confrères hérétiques.

Ainsi il n'y avait parmi les notaires au Chàtelet qu'un seul réformé — celui dont nous avons si souvent compulsé les minutes, M8 François — : les autres le regardaient « de mauvais œil » et refusaient d'instrumenter avec lui ; il dut, pour les y contraindre, recourir à la justice ; alors ils employèrent d'autres moyens pour l'éliminer : en mai 1609 ils lui firent intenter une poursuite des plus graves, l'accusant de faux à propos d'un tcs-

1. Arrêt du 7 mars lfiOï) (Pièces justificatives, XXXIII : cf. II" partie, cli. VII, p. 380).

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