DERNIÈRES ANNEES ET MORT DU ROI
§ 1. Politique religieuse du roi pendant ses dernières années. — ■ Assemblées ecclésiastiques et politiques. — Députés généraux. Assemblée de Jargeau (1608). — Conseillers réformés au Parlement. ■ — Le Pape ; les jésuites. — Préparatifs de luttes extérieures et civiles (1609-1610). — Bruits sinistres. Ravaillac. Assassinat du roi.
§ 2. Impression produite par la mort du roi. — Duplicité des Jésuites. — Indignation et Craintes des réformés. Leur douleur : Casaubon. — A. d'Aubigné ; Anne de Rohan ; Sully.
§ 3. La paix désirée et maintenue. — Attitude de la régente à l'égard des réformés. — Les uns se méfient, les autres se réjouissent. — Une panique et un massacre évités. — L'accord des gens de bien et la fureur de la populace. — La garde des portes. — Premier dimanche après l'attentat : à Paris et à Charenton.
§ 1. Les protestants et le roi pendant ses dernières annéss
On a pu voir par ce qui précède que le roi continuait à suivre de près les affaires des réformés, notamment les faits et gestes de leurs représentants dans les assemblées ecclésiastiques et politiques. Ainsi après l'Edit de Nantes il autorise les réunions des synodes chaque année pour les assemblées provinciales, deux fois en 1007 et 1008, à Charenton même (pour l'Ile de France, la Champagne et la Brie) i ; tous les deux ou trois ans en moyenne pour les synodes nationaux, mais jamais à Charenton (en 1001, 1603, 1007, 1609, soit quatre en neuf ans : les quatre précédents s'étaient espacés dans un période double, de 1583 à 1001). Les assemblées politiques générales n'étaient pas vues par le roi d'aussi bon œil : elles furent cependant aussi nombreuses (1599, 1001, 1005, 1008) mais ne se tinrent jamais non plus à Charenton.
De la politique suivie par Henri IV à l'égard de ces assem-
1. Cités en particulier dans une déclaration du Commissaire de l'Edit Hervart en 1682 (Arch. nat., TT 235, n" 1 99 ) ; cf. H. Stein, Curiosités locales, Fontainebleau. 1902, p. 82.