LES DÉPITÉS GÉNÉRAUX
blées, nous devons dire seulement quelques mots, en tant que les événements ont eu leur contre-coup à Paris, ainsi à propos des députés généraux dont nous avons eu mainte occasion de signaler l'active intervention auprès des pouvoirs publics.
Depuis Josias Mercier - - dont le mandat avait expiré dès 1605 lorsque le temple était encore à Ablon aucun membre de
l'Eglise de Paris ne fut plus appelé à remplir ces fonctions auprès d'Henri IV 1 ; elles sont confiées à des représentants de diverses provinces (l'un choisi dans la noblesse et l'autre parmi le tiersétat), mais souvent le Consistoire de Paris faisait appuyer par tel ou tel de ses membres auprès des autorités compétentes les démarches des députés généraux, et c'est à Paris que s'accomplissaient la plupart des actes relatifs à leur office.
Le roi en 1605 avait chargé Sully de notifier à l'assemblée de Chàtellerault qu'il entendait laisser désormais non pas nommer deux députés mais présenter six candidats parmi lesquels luimême choisirait ceux qui lui seraient agréables. Il maintient cette manière de voir après le transfert du culte à Charenton : le brevet du 29 décembre 1606 donne pouvoir au Synode national, à défaut d'assemblée politique, de désigner ces candidats. Le Synode (ouvert à la Rochelle le 1er mars 1607) refusa longtemps-. Il envoya à Paris trois délégués pour saluer le roi, et Sully les y tint « aussi longtemps qu'il fut nécessaire pour les renvoyer bien intentionnez ::. » Mais il ne parvint pas à donner aux « clairvoyants » la majorité sur les « fous du Synode, » comme on disait alors : l'assemblée, lorsqu'elle consentit à procéder à la nomination, fit non une présentation de six noms, mais l'élection définitive de deux députés : MM. de Villarnoul et Mirande. D'où nouvelles difficultés jusqu'à l'assemblée tenue à Jargeau, aux portes du duché de Sully, en 1608 : en février de cette année, îe Dauphinois Charles du Cros est encore qualifié « député général des Eglises de France » sur un acte de baptême à Charenton *, où
1. En 1608 J. Mercier habitait encore Paris, où Casaubon le visite pendant une maladie (Ephémérides, éd. Russell, p. 629 ; 18 kal. octobre 1608).