‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 468 sur 558 · ASSASSINAT DU ROI · texte numérisé non relu

ASSASSINAT DU ROI

Les huguenots se distinguent au contraire, entre tous les Parisiens, par la véhémence de leur réprobation. Lorsque, pour lui taire nommer des complices, on menace Ravaillac de la torture, il dit que « si le tourment le luy devoit faire confesser, il en avoit reçu assez par la question que luy avoit donné un huguenot, de son authorité privée, le tenant prisonnier à l'hôtel de Retz, dont il avoit les os du poulce rompus 1, »

A l'indignation contre le meurtre du roi se joint l'appréhension d'un massacre des huguenots, surtout à Paris où la population en général, et l'Eglise réformée en particulier, se trouvaient fréquemment en contact avec Henri IV et avaient ressenti plus directement que nulle part ailleurs le contre-coup de ses dispositions. « Il y en a entre les réformés, dit le Mercure françois, qui sont craintifs et se souviennent toujours des Matines parisiennes -. » A l'étranger, bien des gens au courant de ce qui intéresse l'Eglise de Paris, partagent ce double sentiment, llétrissent le forfait et redoutent ses conséquences. De Leyde le savant et pieux bibliothécaire de l'Université, Heinsius, écrit à son confrère Casaubon : « Toutes nos espérances se sont écroulées avec ce héros. Je sais quelle sorte de gens habitent la ville où ce crime si atroce a été commis : personne ne peut se croire en sûreté là où les rois eux-mêmes ne sont pas épargnés. Mes souvenirs se reportaient à cet ancien massacre détesté dans tant d'annales, qui enleva d'au milieu de nous un si grand nombre d'hommes illustres'1'. »

Casaubon lui-même venait de partir pour la campagne, à Villebon, chez le président de Thou ; au premier bruit d'un attentai

man. Elle est bossue et boiteuse, d'un esprit vit. grande, parlante, inventive, d'une grande mémoire et subtile à controuver beaucoup de choses. Estant instruite en la religion prétendue réformée, le peu de moyens qu'elle avoit fit qu'elle hanta le inonde pour vivre et s'entretenir, et en le hantant changea de religion, mais mena une vie du tout desbonneste et lubrique Le

15 de janvier (l(ill) elle prend l'occasion de parler à la reine Marguerite dans la chapelle Saint-Victor (la reine y alloil tous les samedis». » On sait qu'elle accusa des personnes de qualité du meurtre du roi et (pie la Cour, la déclarant Calomniatrice, la condamna à la détention perpétuelle. A deux lieues de Marchenoir (bourg du Loir-et-Cher ou se trouvait une Eglise réformée) S( trouve le village d'Ecoman. En lfi'24 François .Marchand, écuyer, est seigneur d'Ecoman (fl. h. /»., 1863, p. 48).

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