‹ L'Église réformée de Paris sous Henri IVChapitre 51 sur 558 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

4. La Tromperie, etc., p. 37. Les mots : » Tu te trompes, Cayer », qui se trouvaient dans cet écrit, ont fourni précisément à Cayer le titre du sien. Après l'impression de la lettre de Cayer à Damours, l'écrit de Lobéran fut réédité.

gués, sous une désignation transparente : « un gentilhomme sien ainv, le sieur Dam. » Damours n'a rien répondu, mais pour réfuter les vingt-six pages de cette lettre de Cayer, un ouvrage dix fois plus long fut laborieusement composé par un homme que d'Aubigné l estimait « profond théologien et philosophe subtil : « J. B. Rotan, pasteur à la Rochelle -.

Cayer avait écrit au « prétendu » ministre : « Je n'eus jamais un tel contentement en mon âme, j'en rens grâces à Dieu. » Rotan s'indigne de cette « prétendue » conversion, et commence ainsi : « Le comble de tous malheurs c'est de se glorifier en son iniquité et lorsqu'estant abandonné de l'esprit de sanctification on est plongé en un profond bourbier de mensonge et impureté, se persuader qu'on a un parfait contentement. » Lorsqu'on voit des hommes qui n'étaient pas les premiers venus, comme Cayer et ses anciens collègues, contester aussi sincèrement, et aussi vivement, leurs « prétendus » titres et « prétendus » sentiments respectifs, on conçoit aisément quelle sensation produisit dans la population parisienne un fait comme l'abjuration de l'aumônier de Madame ; étant donné surtout, comme dit un réformé, qu' « en cette ville nos adversaires ont plus de trompettes que nous n'avons de soldats 3. »

§ 3. Le mariage de Madame

Malgré le trouble évidemment causé par l'apostasie de Cayer (qui, d'ailleurs, avait exercé à Paris son ministère pendant quelques mois à peine), l'Eglise de Paris se développa rapide-

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