Chap. XIII, art. xx
2. Quick, Synodicon, I, 193. Le mtgne Synode (ib., p. 200) accorde à Madame, pour un quartier, les services de Dominique de Losse de la Touche, pasteur à Mouchamps en Vendée et modérateur du Synode national de 1598. C'était un artiste de talent qui avait fait, entre autres, le portrait de la duchesse de Rohan, Cath. de Partheuay (B. h. p., 1905, p. 98). Cf. ci-dessus p. 57, n. 2.
3. Bibl. de l'Arsenal (Papiers Conrart, t. II, p. 897) ms. fr. 4107 : « Traité et accord, convenance, douaire, et chose (sic) cy après déclarée pour raison de mariage qui au bon plaisir de Dieu sera de bref faict etc. » Le roi promet au duc 300.000 écus d'or ; celui-ci déclara plus tard se contenter de 250.000. L'enregistrement ne se fit pas sans difficulté. (Cf. lettre patente du 4 sept. 1601 pour la vérification du traité ; le 24 décembre, jussion : le roi désire qu'on ne diffère pas davantage la vérification (extrait des registres du Parlement).
4. Chronologie septénaire, 1" éd. 1605, chapitre II (page 62 de l'édition de 1611).
5. MARBAUT, secrétaire de Du Plessis-Mornay, s'en étonne et dit dans ses Remarques sur les Mémoires de Sully (édition de 1837, p. 49) : « S'il y
72 l'église réformée DE PARIS SOLS HENRI IV
Daniel Tileng (Tilenus), alors précepteur du comte de Laval et futur professeur de théologie à Sedan 1. « A la solicitation du roy et à la diligence du sieur de Champvallon ils s'assemblèrent là où estoit Madame [c'est-à-dire à l'hôtel de Soissons] et elle estant dedans son lict comme retirée escouta beaucoup de questions qui furent agitées sans aucun proffit pour son salut2. » D'Aubigné fait à tort intervenir Du Moulin 3 mais indique exactement de quels arguments on appuya les « controverses » et « disputes » : « On n'oublia pas ce que peuvent les promesses et les menaces, mais cette fille fut inflexible à tout 4. » De son côté l'Estoile note que « les docteurs de Sorbonne s'étant servis des expressions et subtilités scholastiques, ladite dame n'a rien
compris Le Roy, qui désire que Madame entre dans la religion
catholique, a différé cette instruction à un autre temps 5. »
Au fond Henri IV, après avoir manifesté sa bonne volonté en convoquant les docteurs de Sorbonne, ne tenait pas à exercer sur
eut dispute (de Tilenus avec Du Val) elle ne fut point pour Madame la duchesse de Bar qui avoit près d'elle d'excellents ministres qu'elle eust employez si elle en eust voulu faire conférer » (Cf. (Economies loyales de Sully, collection Michaud, I, 310).
1. Né en 1561, mort à Paris en 1633 (B. h. p., 1863, p. 282). Le 7 janvier 1598 Guy de Laval est parrain et Madame marraine à Paris ; le 28 octobre, Daniel Tilenus à son tour figure comme parrain sur les registres de l'Eglise de Paris (extraits publiés dans le B. h. p., 1872, p. 221). Dans l'été de 1598 le pasteur André Rivet de Thouars écrivait à Tilenus (sans adresse) une lettre relative à des discussions théologiques à Saumur où on lit aussi : « Tibi gratias ago quantas possum de ea benevolentia quam filio meo impertiri non desinis, etc. Thoarsii, VIII Kal. sextil. MDCXVIII. » Il signait : <« Tibi addictissimus in Christo. A [n€ré] » (Rivetiana, fol. 47. Bibl. publ. lat. de l'Université de Le3'de, ms. n° 282 (inédit). Sur ce personnage assez énigmatique, ou du moins jusqu'à présent peu connu, la notice de la France protestante, 1" édition, t. IX, a grand besoin d'être complétée. Nous le ferons à diverses reprises dans les pages suivantes, à l'aide de documents empruntés aux archives de Leyde, ou au travail de M. P. Mellon sur les Universités protestantes, paru en 19(17 d'une part dans la Revue Chrétienne, et d'autre part dans les Transactions <>/' the franco-scottish Socielu.