Viikf.de, Op. cit., p
:i. Chronologie septénaire, 1. II (p. 64 de L'édition de Itill).
pelle ' ? » En toul cas, après que l'archevêque de Rouen eut « conduit le marié à la messe, » « la mariée fut aussi conduite au presche par M. de Bouillon et autres seigneurs et gentilshommes de la religion en grand nombre -. »
Le pasteur, se départissant de la rigueur d'ahord conseillée par le synode, « puhlia » le mariage devant l'assemblée des Jidèles, dans la salle ordinaire des réunions, au Louvre. « Au partir du cabinet du roi, dit d'Aubigné, Madame s'en va au presche dans le Louvre comme elle l'y a tousjours maintenu publiquement, et là fit publier la bénédiction nuptiale ;i. » C'était le dimanche 31 janvier 1599 4.
Sitôt marié le duc fut excommunié par le pape et partit pour se faire absoudre à Rome •'. Pendant son absence, Catherine continua à faire célébrer le culte pour elle-même et les protestants parisiens, comme avant le mariage et l'Edit. Le 28 février un jeune pasteur arrivé le jour même à Paris, et appelé à une grande célébrité, Pierre du Moulin, prêche « en l'hostel de Madame. » Le lendemain, au Louvre, il marie « un More et une Moresse. Il y avait un grand abord de peuple °. » Ce fut la dernière fois que l'Eglise réformée de Paris, si souvent confondue pendant ces cinq dernières années avec l'Eglise de Madame, célébra publiquement son culte régulier « sous l'autorité et en la maison » de la sœur du roi. A part quelques services extraordinaires lors des courts voyages de la duchesse de Bar à Paris, les réunions, tolérées dans les ambassades étrangères ou clandestinement tenues chez des particuliers, n'auront plus jamais à Paris, ni sous le régime de l'Edit ni après la Révocation, ce double caractère de publicité et de légalité. Il faudra attendre près de