Autobiogr. (B. h. p., 1858, p
3. Aymon, Hist. des Synodes, II, 284 : « Le sieur du Moulin sert le troisième quartier, commençant le 1er jour de mai (1603). » Cf. B. h. p., 1858, p. 340, et 1908, p. 313.
4. Le 14 mai 1599 Du Moulin s'en retourne à Paris ; Mozet, de Metz, le remplace jusqu'à fin juin (B. h. p., 1856, p. 284). En juillet, août et mi-septembre, vient le pasteur de Rouen, Bochart du Ménillet, beau-frère de Du Moulin (B. h. p., 1856, p. 157 et 285) ; Couët, cette fois encore, semble n'être pas venu quand on l'attendait (B. h. p., 1856, p. 156) ; après Mozet, de Losse de la Touche finit l'année (ib., 285), assisté de Couët (Fr. prot., 2e éd. V, 765) ; il était de nouveau là le 15 octobre 1600 lorsque Du Moulin (n'ayant peutêtre pu quitter Paris plus tôt) vint le remplacer (B. h. p., 1856, p. 157 et 286). En 1601 la Faye est suppléé par le pasteur de Vitry-le-François (localité que Madame traversait en allant de Paris à Nancy) Jolland (B. h. p., 1877, p. 407, 1853, p. 141. et 1856, p. 158) ; pour le commencement de mars, Mudame a demandé un pasteur à Genève (B. h. p., 1853, p. 154) ; d'Ivoy, pasteur à Nancy, l'accompagne en juillet à Paris (B. h. p., 1877, p. 408 et 1856, p. 159). En mai le Synode national de Jargeau avait établi pour l'avenir, entre les provinces, un roulement « si ladite Eglise n'est pas pourvue de deux ou trois pasteurs comme ladite dame sera exhortée par lettres d'y pourvoir » (Aymon, II, p. 245). L'Eglise de Paris cherche évidemment de plus en plus à diminuer sa part dans le service auprès de Madame. En décembre 1600 et décembre 1601 Couët est en fonctions, mais désormais l'Eglise de Metz, régulièrement, « assiste l'Eglise de Madame de deux pasteurs dont chacun sert un quartier. » (Communication de Du Moulin au Synode de Gap en 1603 (Aymon, II, 284). En 1602 Du Moulin, revenant sans doute de Paris avec la duchesse, remplace Couët durant une partie de so.î quartier, dès février, et en mars (B. h. p., 1877, p. 408 ; 1856, p. 159 et 288). Mozet et d'Ivoy alternent jusqu'en septembre 1603. Entre temps Du Moulin a suivi Madame aux bains de Plombières (B. h. p., 1858, p. 341 ; 1856. p. 159 ; L'Estoile, août, p. 354) et à Paris. Lorsque Montaigne était venu à Plombières eu 1580, il logeait « à l'Ange, qui est le meilleur logis, d'autant
prérogatives, el à manifester sa foi en quelque lieu qu'elle se trouvât, fût-ce sous le toit des princes de l'Eglise : ainsi du Moulin note, sans le souligner, ce trait qui ne manque pas de piquant : « Je fis la prière dans l'évêché de Meaux, dans celui de Châlons, et dans l'abbaye de Jouarre i. » Le 12 mars le Consistoire s'assemble pour la première fois à Bar-le-Duc, et « a esté conclu que le mesme ordre es presches, qui a toujours esté tenu en la maison de Madame, se tiendroit encore désormais 2. » A partir de ce moment l'Eglise de Paris est entièrement distincte de celle de Madame 3.
Catherine de Bar dut bientôt constater que, dans son propre duché, elle pouvait moins librement régler l'exercice de son culte que naguère dans la capitale de son frère 4 : « Pour ce qui est de la conscience, écrit-elle à Bèze, elle est tousjours semblable, faisant profession de la mesme religion en laquelle j'ay esté nourrie dès le berceau ; si ce n'est avec la mesme liberté que je faisois à Paris, pour le moins est-ce avec la résolution toute pareille d'y vivre et mourir ". » De temps à autre elle revient à la cour, et
qu'il répond aux deux beings. » On allait à ces bains, alors comme aujourd'hui, pour soigner les affections de l'intestin et les rhumatismes. J. Le Bon, d;ms son Abrégé de la propriété des bains de Plombières (1576) écrit : « L'homme entre au bain avec des maronnes on braves, la femme avec sa chemise d'assez grosse toile. On se baigne pesle mesle, tous ensemble d'allégresse joyeuse. » Madame et Du Moulin virent ce spectacle, mais la duchesse prenait évidemment ses bains à part, et sans cette « allégresse ».
1. Il écrit, comme on prononçait, « Joaire. » (Auiobiogr., B. h. p., 1906, p. 370).
2. Actes, dans B. h. p., 1856, p. 156. Le nom (jusqu'ici non identifié) qu'oa lit parmi ceux des anciens à la fin de 1601 (p. 159) est celui de Claude de Gombaud, médecin de la duchesse (Fr. pr., 2e éd., V, 903) ; il était peut-être parent d'un marchand de Tournai arrêté à Paris en 1567 (B. h. p., 1901, j) 587) et de l'académicien ami de Conrart, lui aussi d'origine flamande (B. h. p., 1855, p. 519, et Bourgoin : Conrart, p. 107).
3. Le Synode de Gap, en octobre 1603, pour que l'Eglise de Paris ne fût pas si souvent privée de son pasteur, avait décidé qu'il alternerait, pour son quartier, avec un pasteur de Rouen, mais avant que cet arrangement entrât en vigueur, la duchesse mourut (13 février 1604) assistée par d'Ivoy (Aymon, II, 284 ; Fr. prol., 2e éd.. Il, 1037 ; B. h. p., 1856, p. 289).
4. <■ A Nancy, elle s'installa au château voisin de la Malgrange, où chaque di manche le prêche fut célébré. On prétendit que le peuple fanatique de Nancy donna pour ce motif au château le nom de Malgrange, mais c'est une fantaisie étymologique » (Bfistkr, Histoire de Nancy, t. II, p. 129).
5. 23 juillet 1599. Copie aux archives de Gotha, publiée par Bretschneider, Caloini, Btza' aliorumquè illins sévi hamihum litterœ, in-8'\ Leipzig, 1815.