DU PREMIER VOLUME
Nous avons reproduit à cette page une octave de la Otrusa-lemme conqnistata ; e\ , puisque l'occasion s'en présente, nous nous permettrons d'abord un erratum. Au septième vers, ce n'est pas wanco qu'il faut lire, mais monco. Cet erratum admis , nous croyons devoir donner une explication sur Toctave du Tasse.
Les admirateurs du grand poëte des croisades savent tous les changements que, dans les dernières années de sa vie, il ût subir à ses ouvrages. Dans une édition de la Gerusalemme conquiatata y publiée à Venise, in-24 , en 1627, cette octave se trouve reportée au chant XX® Le Tasse n'en a altéré ni le sens, ni la pensée, ni surtout l'inspiration prophétique; néanmoins, il a si visiblement retouché ce curieux passage qu'il importe de le citer, afin de ne laisser aucune incertitude dans les esprits.
La 76* stanza , page 577 de l'édition àfi Venise , est ainsi conçue :
La Fn^ncia, ador. a^hor da Nalura, e d'Arle, Squallida ail hor vedra^si in mante negro; Ne d'empio oltraggio invioiata parle, Ne loco dal furor rim^so intègre : Vedova la Gorena ; hfflitte e sparte Le tue fortur.e; e'I Rogno eppre?so, eî egro. E di stirpe real perceuse, e tronce Il più bel rame ; e fulminate il tronco.