‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 2)Chapitre 17 sur 80 · Relation du général Radet, septembre · texte numérisé non relu

Relation du général Radet, septembre

en 1814), munis d'échelles d'escalade, de cordes, de grappins et de torclj^es. Le signal devait être donné à une heure après minuit ; mais une sentinelle veillait comme à l'ordinaire sur la tour du Quirinal. Radet, qui avait des intelligences dans l'intérieur do. palais, en était informé. Il savait aussi que d'ordinaire cette sentinelle cessait sa faction à l'aube du jour. Luimême guetta de chez lui sa rentrée. A deux heures trente-cinq minutes, quand il la vit disparaître, il donna le signala Le signal eut pour effet de mettre en branle trois bandes différentes, car le général Radet procédait suivant les règles et tentait à la fois trois assauts simultanés , afin de mieux diviser les forces de la garnison du Quirinal. Un détachement de trente hommes escaladait les murs du jardin, près de la grande porte, derrière la cour dite de la Paneterie. Un colonel Siry , à la lêle d'un autre détachement de vingt-cinq hommes, montait par la fenêtre d'une chambre inoccupée du deuxième étage des bâtiments attenant au Quirinal. De son côté, le général Radet s'était réservé de pénétrer par l'extrémité de la toiture de la Daterie dans l'intérieur des appartements du Quirinal.

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