‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 2)Chapitre 39 sur 80 · Narration de M. l'abbé Rudemare · texte numérisé non relu

Narration de M. l'abbé Rudemare

SENTENCE DE L'OFFICIALITE 241

témoins qu'exigeait le concile de Trente, et qui devaient même être au nombre de quatre suivant l'ordonnance de Blois , constatant également que le mariage n'avait pas été consacré par le propre prêtre , et repoussant d'ailleurs le moyen qui résultait du défaut de consentement de l'empereur, l'abbé Rudemare conclut en déclarant « que le mariage entre l'empereur et roi Napoléon et Joséphine de Beauharnais devait être considéré comme nul et non valablement contracté, et que les parties devaient cesser de se regarder comme époux. » Le tribunal diocésain adopta sur l'heure les conclusions de son promoteur.

C'était maintenant le tour du tribunal métropolitain de donner son approbation confirmative à la sentence de l'officialit^ diocésaine. Il ne la fit pas longtemps attendre ; elle fut libellée dès le surlendemain. Devant cette juridiction supérieure , il arriva que Farchichancelier Cambacérès , M. Guyeu , son mandataire, ou plutôt leur redoutable client à tous deux , l'empereur Napoléon , se trouva avoir encore plus raison que devant le tribunal du premier degré. Non content d'admettre les deux premiers moyens de cassation, l'official métropolitain fonda principalement son jugement sur le non-consentement del'em-

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