‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 2)Chapitre 40 sur 80 · III · texte numérisé non relu

III

pereur, et , les premiers juges ayant déclaré qu'en réparation de l'atteinte portée aux lois de l'Église les parties seraient tenues de faire aux pauvres de la paroisse de Notre-Dame une aumône dont elles fixeraient elles-mêmes le montant, le second tribunal réforma, probablement comme irrévérencieuse, cette dernière partie de la sentence diocésaine; il décida qu'elle serait annulée, regardée comme non avenue et n'ayant jamais été écrite ^ L'empereur ne pouvait avoir plus complètement gain de cause.

Ainsi que nous l'avons établi, du jour où il avait résolu de s'allier à la maison impériale d'Autriche , qu'il connaissait pour si fortement attachée à la religion catholique et quelque peu pointilleuse en matière d'orthodoxie, Napoléon avait tenu à ce qu'il fût procédé à la cassation de son premier mariage suivant toutes les formalités canoniques en vigueur dans l'Église romaine. Il ne se faisait pas l'illusion de croire que les deux premiers moyens de cassation invoqués par son archichancelier^ l'absence du propre prêtre et le défaut de témoins, fussent eti eux-mêmes

1. Narration de Tabbé Kudemare. Voir les Pièces justi/icatives de V Histoire du cardinal Fesch, par l'abbé Lyonnet.

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