‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 2)Chapitre 60 sur 80 · Sixième noie. — Mémoires de Napoléon, t. IV, p · texte numérisé non relu

Sixième noie. — Mémoires de Napoléon, t. IV, p

2. Voyez la préface au seizième volume de la Correspondance de Napoléon /«»•.

DirnCULTÉS RELIGIEUSES A ROME 371

pfescril d'en retenir en Italie seulement un nombre infiniment plus considérable, et c'est probablement en conséquence d'un pareil oubli , moins explicable de leur part, que ces ordres si nombreux et si impitoyables se trouvent omis par les éditeurs de sa correspondance officielle. Quoi qu'il en soiL, voici ce qui s'est passé.

Ainsi qu'il était facile de le prévoir, ainsi que l'empereur lui-même l'avait au fond souhaité, afin d'avoir une occassion de leur donner leur démission^ le plus grand nombre des évêques romains avait refusé le serment. « Le cardinal Yicenti, évêque de Sabine, vieillard de soixante-treize ans, écrivait M. Bigot de Préameneu, le 10 juin 1810, presque aveugle, accablé d'infirmités, a donné sa démission. Les trois autres cardinaux, Joseph Doria, évoque de Frascati, Dugnami, évêque d'Albano, et Roverella, évêque de Paleslrine, se présentent toujours comme les sujets les plus paisibles et les plus soumis en même temps qu'ils refusent l'acte de leur soumission... Quant au serment des évêques des États romains, je viens de recevoir une lettre du général Miollis qui «l'annonce que les évêques de Nepi (Sincone), dé Terracine (Mendelli), d'Aquapendente (Piezleoni), d'A- «nelia (Pinchetti), d'Orvieto (Lambruschini), de Tern

(Benîgni), de Lodi (Gazzoli), ce qui en porte le nombre à dix en comptant les évoques de Foligno, d'Assisi, de Nocera, dont j'ai fait mention dans mon rapport du 6 de ce mois, ont été dirigés sur Turin sons escorte de gendarmes y s'étant refusés à prêter le serment... Votre Majesté m'avait donné des ordres pour qu'ils ne séjournassent pas à Alexandrie ni à Turin, et qu'ils fussent conduits à Bourg et dans de petites villes du département de l'Ain sans passer par Lyon... J'ai en même temps prévenu qu'il pouvait chaque jour en arriver d'autres*. »

Il en arriva en effet beaucoup d'autres, car dans les États romains seulement le nombre des évêques qui refusèrent le serment s'éleva bientôt à dix-neuf; mais les évêques risquaient de recevoir leur démission pour d'autres raisons que le refus de serment. « Qu'est-ce que l'évêché de Fiesole, dont l'évêque est un prêtre dangereux? écrit l'empereur à M. Bigot le 18 juin 1810. Ne serait- il pas possible de supprimer cet évêché*? » Tous ces évêques à qui on avait enlevé leur palais et leurs traitements, dont on avait,

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