M. DE CHABROL AU MINISTRE DES CULTES
2 février 18H.
... J'ai exécuté les ordres contenus dans la lettre du 24 janvier. Je me suis servi des termes mêmes que renfermaient les instructions ministérielles...
... J'ai trouvé le pape affecté, mais montrant du calme. Il m'a dit que je le voyais résigné à la volonté de Dieu et prêt a m' entendre. Je lui ai dit que j'étais chargé de lui renouveler la défense de s'occuper d'aucune affaire, puisqu'il avait luimême proposé de ne se mêler de rien. Il m'a répondu briève-
52 i PIÈCES JUSTIFICATIVES
menl, sans entrer en explications : que cette notiQcation loi avait déjà été faite, qu'il se résignait à la volonté de la Providence, que d'ailleurs étant privé des moyens d'écrire, il était inutile d'insister.
... Lorsque je lui ai parlé des malheurs qu'avait entraînés une conduite si peu réfléchie qu'elle avait à la fois excité des troubles et révolté le clergé et que j'ai cité les arrestations qui en ont été la suite, il a dit simplement, avec le même calme, qu'il soufl'rait lui-même attendant une récompense et qu'il espérait que ces personnes seraient dédommagées de la même manière. Il n'a point donné le moindre signe de regret ou de chagrin de ces malheurs.
Il a cherché à se justifier du reproche des pratiques ténébreuses indignes d'un pape, en me disant qu'il n'avait fait qu'expédier des affaires ecclésiastiques, et qu'il n'avait pas entretenu de correspondances secrètes; que s'il lui était parvenu quelque chose par hasard, ce n^avait jamais été une correspondance suivie.
Je lui ai fait remarquer qu'il y en avait eu assez pour être la cause du malheur de tous ceux avec lesquels il avait établi des relations, et j'ai ajouté qu'étant ennemi de l'empire, il devait vouer au malheur tout agent qu'il chercherait à employer; que son devoir était désormais de rester tranquille, et puisqu'il se dit arrêté, de se comporter comme tel.
Il a répété qu'il n'avait plus les moyens d'établir des relations puisque tous lui étaient enlevés, et que sa maison était gardée de manière à ce que aucun n'en pût approcher; qu'il attendait le temps marqué par la main de Dieu pour reprendre ses communications avec les fidèles.
J'ai ajouté, suivant les termes de Tinstruction... pape ignorant de ce que l'on doit au souverain... Il m'a dit de nou-
veau qu'il élait inutile de revenir sur des choses qui lui avaient déjà été signifiées ou à peu près ; qu*on le privait de Texercice de la puissance qui lui appartenait, que cet état de choses durerait tant qu'il plairait à la Providence de le maintenir; que pour lui il était résigné à tout, et que s'il ne recevait pas de récompense dans ce monde , il la trouverait dans une autre vie.
Ainsi on peut remarquer, d'après cette conférence, que le pape ne répond à tout ce qui lui est objecté que par une résignation totale et une indifférence apparente et extraordinaire sur son sort. Quant aux inconvénients qui peuvent ré> sulter de sa manière de vivre, il ne les calcule pas et n'en tient compte, non plus que des malheurs qui pourraient par suite menacer la chrétienté et l'Église.
La surveillance est extrême autour de la maison du pape, ainsi que dans la commune et ses alentours. Je fais mon possible pour remplir entièrement les ordres de Sa Majesté Impériale et Royale.
l'empereur a m. le comte bigot de préameneu,
ministre des cultes.
3 février 1811.
Monsieur le comte, donnez ordre au préfet du département du Taro dé choisir les cinquante prêtres les plus mauvais qui sont si Parme, et cinquante des plus mauvais de Plaisance... Ces prêtres doivent être embarqués pour la Corse. Sur ce...
Cette lettre n'est pas insérée dans la correspondance de Napoléon !«'.
l'empereur napoléon a m. le comte bigot de pbéameneu, ministre des cultes.
17 février 1811.
... Quant aux sieurs Boni, Àscensi et Toni, qui n'ont pas prêté serment, dirigez-les sur Toulon, et là seulement vous leur ferez signiQer qu'ils vont en Corse. Vous donnerez des ordres pour leur embarquement. Sur ce...
Cette lettre n'est pas insérée dans la correspondance de Napoléon 1».
LETTRE DE l'ëMPEREUR A M. LE COMTE UIGOT DE PRÉAMENEU, MINISTRE DES CULTES.
2 mars 1811.
Monsieur le comte, je désire que cent autres prêtres des plus mauvais soient dirigés de Parme et de Plaisance sur la Spezzia et de là embarqués pour la Corse. Faites part de ces mesures au ministre de la police et envoyez en Corse les fonds nécessaires. Écrivez au général Morand pour que tous ces prêtres soient débarqués à Bastia et réunis tous sur un seul point. Sur ce...
Cette lettre n'est pas insérée daas la correspondance de Napoléon I'^.
PIÈCKS JUSTIFICATIVES 527
le prince camille borghèse a sa majesté
l'empereur.
Paris, 14 mars 1811.
Lors de Tenlèvement des papiers du «pape et de ceux des gens de sa maison, on trouva dans le portefeuille du prélat Doria un paquet de pièces d'or qu'on lui rendit, sans prendre garde que le cachet du pape, dit l'anneau du pêcheur, se trouvait avec cet argent. En ayant été informé, j'ai donné ordre qu'on se procurât ce cachet, sans toutefois employer la violence s'il se trouvait entre les mains du pape. Un long laps de temps s'étant écoulé sans qu'on ait pu y parvenir, le capitaine de gendarmerie Lagorse a pris le parti, ces jours passés, de demander cet anneau au pape, qui le lui a remis avec beaucoup d'humeur et après l'avoir brisé. C'est dans cet état que j'ai l'honneur de l'envoyer ci-joint à Votre Majesté.
D'après une note mise au bas de cette pièce, Toriginal de la lettre du prince Borghèse, avec Tanneaa coupé en deux morceaux^ a été remis le 14 avril 1814, à M. Giry, pour être porté à M. Beugnot, commissaire de l'intérieur et des cultes*
FIN DU TOME TROISlÈMli.
DU TOME TROISIÈMt;.
Pages
Ghap» XXIX. Occupation de Rome. —Effets de la prise de Rome. — Elle est plutôt un embarras pour le gouvernement français. — Protestation du pape. — Circulaire aux ministres étrangers. — Le pape reçoit le général MioUis et M. Alquier. — Nomination du cardinal Doria à la secrétairerie d'État. — Procédés de l'administration française à Rome. — Elle s^empare de tous les services publics. — Renvoi des cardinaux napolitains. — Incorporation des troupes pontificales dans Parmée française. — Renvoi de tous les cardinaux qui ne sont pas nés dans les Etats du pape. — Le cardinal Doria, secrétaire d'État , reçoit l'ordre de quitter Rome pour se rendre à Gênes. — M. Alquier est rappelé de Rome.. • 1
Ghap. XXX. Gravité croissante se la situation. — Dispositions du saint-pëie. — Pie Yllest surtout indigné de l'éloignement des cardinaux et des entraves mises à l'exercice de son pouvoir spirituel. — Il prend, contre l'avis de ses conseillers, la résolution de rappeler le légat de Paris. — Sa lettre au cardinal Gaprara. — Allocution pathétique du saint-^ère au sacré-collége. — Ressentiment de l'empereur, alors occupé à BayoDue des affaires d'Espagne. — Il ajourne les mesures à prendra au moment où il sera plus libre de ses mouvements. — Ultimatum adressé au saint-père. — La situation devient de plus en plus violente à Rome. — Fie VU adresse aux évêques de ses États des insti'uctions dans lesquelles il parle en termes irrités du gouvernement français. — Inquiétudes du général Mlollis. — 11 prend le parti de faire enlever de
iir. 30
pages.
force le secrétaire d'État, le cardinal Gabrielli. — Napoléon n'approave ni ne blime cette mesure. — De plus en plus embarrassé des affaires d'Espagne, il recommande surtout qvî'on ne fasse aucun bruit de ce qui se passe i Rome.. 25
Ghap. XXXI. Ministère du cardinal Facca. — Nomination du cardinal Pacca à la secrétairerie d'État. — Sou caractère. — Il était le chef du parti opposé à Gonsalvi , et contraire aux concessions faites à Napoléon. — Ses premiers rapp8rts avec le général Miollis sont empreints de beaucoup de mesure et de modération. — Le pape exige qu'il adresse des réclamations plus accentuées au gouverneur général de Rome. — Irritation de Miollis. — Il veut faire arrêter Pacca au Qnirinal. — Intervention personnelle de Pie VU, qui emmène son ministre et le fait loger dans une chambre voisiue de la sienne. — La guerre d'Espagne, qu'il est allé conduire lui-même , distrait forcément l'empereur des affaires de Rome, mais son langage et ses lettres témoignent de son irritation croissante. — Campagne contre l'Autriche. — A peine a-t-il remporté ses premiers succès en Allemagne, qu'il songe à se venger du pape en réunissant ses Etats à l'empire français. — Lettre à M. de Ghampagny. — Décrets du 17 mai 1809. — Murât est choisi pour mettre les décrets à exécution. — Vagues inquiétudes ressenties à Rome; on y prépare une bulle d'excommunication. — Retards dans l'exécution des ordres de l'empereur.— Le drapeau français est arboré le 10 juin au château Saint-Ange. — La bulle d'excommunication est affichée dans Rome. ... 63
Ghap. XXXII. L'enlèvement sd pape. — Relations diverses de l'enlèvement de Pie YII à Rome. — Le général Radet en a écrit deux qui ne concordent pa.s ensemble. — On s'attendait à Rome à cette arrestation. — Préparatifs faits au Quirinal pour n'être pas surpris à Timproviste. — Le général Radet chargé d'enlever le pape dans la nuit du 5 juillet. — Ses dispositions. — Trois colonnes d'assaut. — Elles opèrent Il trois heures du matin. — Radet en présence du saint-père. — Son embarras. — Noble attitude du saint-père. — Il est emmené de Rome avec le cardinal Pacca. >- Séjour à la Chartreuse de Florence. — Le pape y tombe malade , mais la princesse Élisa, effrayée, fait continuer son voyage. — Passage de nuit à Gênes. — Le bruit de l'arrestation du pape étant répandu dans le nord de l'Italie , la population des campagnes se porte partout sur son passage. — Embarras de l'escorte pontificale. — L'empressement redouble lorsque Pie VII a passé les Alpes. ~ Son arrivée à Grenoble ressemble à un véritable triomphe. — Les autorités locales n'ont point d'instructions. — Leur embarras. — L'ordre
page», arrive de Paris de faire partir Pie VU ponr Grenoble.— ContradictioDs flagrantes dans la manière dont l'empereur s'est à diverses reprises exprimé snr l'arrestation du saint-père , et les ordres qu'il avait donnés à cet égard 104
Ghap. XXXIII. Effets du séjour sd pape en France. — La présence de Pie VU à Grenoble et son passage à Avignon et à Nice produisent une grande sensation snr les habitants de ces contrées. — Dans le reste de la France , on ne sait rien que vaguement sur le sort du saint-père. — Le public distrait des aifaires de Rome par les aifaires d'Allemagne. — L'empereur prescrit le silence le plus absolu de la part des journaux. — Singulier expédient imaginé par Foucbé pour détourner Tattention da séjour fait par le pape à Grenoble 14
Chap. XXXIV. L'excommunication. — Napoléon redonte l'effet qne pourrait produire en France la publication de la bulle d'excommunication.
— Commentaires de l'abbé de Pradt à ce sujet. — Erreurs dans lesquelles est tombé l'archevêqne nommé de Malines. — L'empereur affecte de parler dédaigneusement de la bulle d'excommunication devant les ecclésiastiques , mais il prend toutes les précautions nécessaires pour qu'elle ne soit pas connue en France. — Rédaction malheureuse de cette bulle. — L'empereur consulte le nouveau ministre des cultes M. Bigot de Fréameneu. — Antécédents et caractère de M. Bigot de Préameneo.
— Mémoire de M. de Préameneu sur la bulle d'excommunication. — . L'empereur prend le parti de ne la point déférer au conseil d'État , mais il garde une profonde rancune contre le saiut-père. — Mesures de mauvaise humeur prises contre le clergé. — Dissolution des congrégations ecclésiastiques et des établissements de missionnaires. — Napoléon commande des ouvrages littéraires dirigés contre le saintr^iége. — Pie YII , depuis son enlèvement de Rome , ne fait pins jamais mention de la bnlle d'excommunication ICO
Ghap. XXXV. Le divorce.— Napoléon, demeuré fort attaché à Joséphine, répugne longtemps à se séparer d'elle. — Singularité des relations existant entre les deax époux. — Conversation de l'empereur aVec le chapitre métropolitain de Bordeaux à propos du divorce. — L'empereur se décide, par des motifs de politique, à s'allier à quelque maison souveraine étrangère. — Son parti est pris après Wagram. — A son retour d'Allemagne, il s'ouvre de ses projets à Cambacérès. — Les desseins de Temperear sont devinés par son entourage.— Désespoir de Joséphine.
— Scène d'évanouissement dans le cabinet de l'empereur. — Rupture .
Pages.
dn lien civil. — Séance dn sénat. — Dernière soirée passée anx Tuileries par rimpératrice Joséphine. — Tout le monde croit au mariage de Temperenr avec nne sœur d'Alexandre. — Conversation entre M. Floret et M. de Sémon ville, qui ouvre la perspective dn mariage avec nne archiduchesse autrichienne. — Joie de Napoléon. — Il feint d'hésiter et de prendre conseil, quoique parfaitement décidé. — Sa conversation avec M. Dara. — M. de Gambacérès révèle à M. Pasquier pourquoi il avait conseillé à )*ei&pereur le mariage avec la sœur d'Alexandre. — Le choix fait par Napoléon donne une plus grande importance à la dissolution régulière du lien religieux qui l'avait précédemment uni à Joséphine i94
Ghap. XXXYL Sentence db l'officialité. — Difficultés au sujet de la rupture du lien religieux. — Gambacérès est chargé de poursuivre cette affaire devant l'officialité diocéssdne. — Son entrevue avec les membres de l'officialité. — Leur embarras. — Ils demandent que leur compétence soit reconnue par le comité ecclésiastique. — Moyens de nullité invoqués par l'empereur. — Témoignages contradictoires des témoins.
— L'empereur insiste pour qne le mariage soit déclaré nul pour défant de consentement de sa part. — Motifs de cette singulière insistance.
— Décision conforme de l'officialité 227
Ghap. XXXVII. Préliminaires dd mariage. — L'empereur cherche à consoler Joséphine , et témoigne une grande préoccupation à l'égard de sa future épouse Marie-Louise. — Il songe aussi aux affaires de l'Église. — Ses projets à l'égard de Rome et sa lettre au pape. — Ses rapports avec les membres du comité ecclésiastique. — Considération particulière de Napoléon pour l'abbé Emery. — Exposé des motifs du sénatus-consulte du 17 février 1810. — Il n'y est pas question de l'arrestation dn pape. — Gonsalvi, enlevé de Rome par force, arrive à Paris. — Il y prend une position différente de celle des autres membres du sacré-collége. — Il est présenté à Tempereur. — Scène singulière anx Tuileries. — Les cardinaux ne peuvent se mettre d'accord sur la convenance d'assister on de n'assister pa» à la cérémonie du mariage religieux de l'empereur. — Tentatives fstites par Napoléon et par Fouché pour intimider Consalvi. . 248
Ghap. XXXYtlI. Cérémonib dd mariage. — La messe du mariage est célébrée dans le grand salon du Louvre. — Colère de l'empereur quand il apprend qne les cardinaux ne sont pas tous présents. — A la réception officielle du lendemain, l'empereur fait renvoyer des Tuileries les cardinaux qui n'étaient pas la yeille à la messe du mariage. — Ordre
Pages, donné de les faire jnger. — Il est commné en un décret d'exil hors de
Paris. — Consternation des cardinaux. — Ils écrivent une lettre pour protester de leurs sentiments. — Ils n'en sont pas moins exilés et dépouillés de leurs insignes de cardinaux. — La colère de Napoléon s'étend jusqu'à Tabbé Émery, et pourquoi. — La communauté de Saint-Sulpice est dissoute, et Tabbé Émery pense à la transporter en Amérique 284
Ghap. XXXIX. Difficultés religieuses a Rome. — Dispositions d'esprit de l'empereur. — Il rêve la domination spirituelle ^e tout TuniTërs catholique. — Il commence par se mêler des affaires religieuses de Rome. — Difficultés qu'il y rencontre. — L'administration civile des aut^tés françaises est populaire à Rome. — L'opposition vient du clergé. — Les dignitaires de l'Église romaine ne veulent point toucher leurs anciens traitements. — Leur attitude cause une irritation profonde à l'empereur 302
Cha?. XL. Difficultés religieuses a Rome. — L'enseignement des quatre propositions de l'Église gallicane soulève beaucoup d'objections au sein du clergé italien. — La suppression d'un certain nombre de sièges épiscopaux envenime la situation. — L'empereur veut réduire à quatre le nombre des évèques des États romains. — Langage qu'il tient publiquement aux prêtres de la Hollande et de la Belgique. — Il fait arrêter et conduire en France par des gendarmes les évêques , les chanoines et les curés italiens qui refusent le serment. — Les assertions des Mémoires de
' Napoléon relativement au nombre des ecclésiastiques arrêtés pendant l'£mpire, démenties par sa propre correspondance 339
Ghap. XLI. Le pape a Savonk. —Difficultés relatives à l'institutiop cano. nique des évêques français nommés par l'empereur. — Fie VII est moins disposé à céder qu'il ne l'avait été en 1807 à propos des évêques italiens. — Motifs de sa détermination. — L'empereur est très-embarrassé pour trouver moyen de faire parvenir officiellement ses propositions d'accommodement au saint-][ière. — Tie retirée de Pie TII à Savone. — Lettres envoyées au saint-père par les cardinaux et les évêques français. — Réponse adressée par Pie VII au cardinal Gaprara. — L'empereur songe à faire administrer les sièges vacants par les évêques nommés, en leur confiant les pouvoirs de vicaire capitnlaire. — Rapport de M. de Préameneu à ce sujet. — Son mariage une fois conclu avec Marie-Louise, Napoléon ne garde ][)lus aucun ménagement avec le souverain pontife 377
Chap. XLII. Le pape a Savone. — Lettres de M. Lebzeltem envoyé par M. de Metternich à Savone.— Il fait connaître les dispositions du saint-
pagw.
père, tonjonn favorable à la personne de Napoléon, mais résolaàne pas céder. — Eayoi des cardinanx Spina et Caselli. — Ils rencontrent les uëmes difficaltés. — L'emperenr se décide à passer outre. ~ Il somme le cardinal Fesch, nommé archeyèqne de Paris, de prendre immédiatement possession de son siège. — Sur son refns il nomme le cardinal Manry. — Il nomme également M. d'Osmond , évèqae de Nancy, à rarchevëché de Florence , et le force à partir pour cette ville 414
Ghap. XLITI. Lb papi a Satonb.— Fie YIl relégué à Savone s'occope de pourvoir aux besoins spirituels de l'Église. — Associations formées en Italie et en France pour faire parvenir à destination les brefs du saintpère. — Le bref relatif à l'évèché de Florence est remis dans cette ville an chanoine Miizzi. » Mesures de rigueur prises par la grande-dnchesse de Toscane contre le chanoine Mazzi et qnelqnes ecclésiastiques de Florence. — L'abbé d'Astros, vicaire apostolique à Paris. -> Son caractère. — Son attitude à l'égard de Maury. — Il reçoit par l'intermédiaire do cardinal di Pietro le bref relatif à l'archevêché de Paris. — II le communique à M. Portails. — Scène faite aux Toileries par l'empereur à l'abbé d'Astros. — Il est enfermé à Vincennes avec le cardinal di Pietro et le cardinal Gabrielli. » M. Portails chassé du conseil d'État. — Visite domiciliaire faite de unit dans le palais du saint-père, à Savone. ~ On force son secrétaire. — On lui enlève papiers et plumes. — Napoléon exige qu'il remette son anneau do pécheur. — Pie VII brise son anneaa avant de le remettre 443
Pièces. p»?*».