Lettre de l'empereur au cardinal Fescli, IG mai 180G
lions diplomatiques, vers le milieu du mois de février 1808, le ministre de l'empereur, écrivant une dernière fois h M. de Champagny, se crut en conscience obligé de *ne laisser à son gouvernement aucune illusion, s'il en gardait encore, sur les dispositions actuelles du saint -pè re Les termes de cette dépêche, n:iturellement moins bien veillanle pour Pie VII que ne l'était au fond celui qui l'adressait à Paris, étaient, d'ailleurs, parfaitement véridiques, et, sauf un peu d'exagération, rendaient un compte fort exact de ce qui se passait alors à Rome dans les conseils du gouvernement pontifical. « L'état d'irritation oii se trouve aujourd'hui le saint-père est tel, disait M. Alquier, que je ne saurais trop répéter qu'il est capable de tous les éclats de la violence. Des cardinaux, effrayés des dangers dont la cour de Rome est menacée, ont vainement tenté d'adoucir sa résistance. Leurs représentations ont été repoussées avec l'opiniàlreté la plus, désobligeante. Oserai-je le dire encore à Votre Excellence ? cet homme n'est pas connu'. »