‹ L'Église romaine et le premier Empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédits (volume 3)Chapitre 45 sur 81 · Mémoires du cardinal Consalvi, t." II, p · texte numérisé non relu

Mémoires du cardinal Consalvi, t." II, p

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jugés de ses collègues !» — Et tout aussitôt il se mil à énumérer les conséquences d'une pareille démarche : c'était se rendre coupable envers l'État de la façon la plus grave parce que cette alfaire touchait à la légitimité du mariage, et intéressait la succession au trône des enfants qui en naîtraient. Consalvi eut réponseà tout; Fouché ne se lassa point. « Si les autres cardinaux ne venaient pas, le mal ne serait pas irréparable ; mais, si lui, qui avait été premier ministre, qui avait fait le concordat, sur qui les yeux de chacun étaient fixés, n'assistait pas à la cérémonie, ce serait une chose terrible, l'empereur en serait furieux. Cela ne se pouvait, ce serait un trop grand malheur. Il viendrait plutôt, lui, Fouché, le prendre dans sa voiture. » Ainsi finit un colloque qui, au dire de Consalvi, lui avait donné une sueur mortelle • .

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