‹ L'Église romaine et le premier Empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédits (volume 3)Chapitre 67 sur 81 · III · texte numérisé non relu

III

recteur de la librairie, de le détourner de se rendre à lu séance. Pourquoi cette recominandation? Le motif en apjvirut clairement lorsqu'une minute après l'empereur vint prendre place au fauteuil de la présidence. Nulle émotion ne se lisait sur son visage. Avec l'accueil le plus calme, il commença par appeler quelques affaires insigniûantes qui étaient inscrites au rôle de la séance ; puis il se mit à demander à voix basse si M. Portails était là. M. Portalis y était en effet et répondit à l'appel de son nom. Alors, se levant avec impétuosité , et du ton de quelqu'un qui cède à un mouvement qu'il n'est pas libre de contenir, Napoléon apostropha le malheureux conseiller d'État en lui demandant de quel front il osait bien se présenter dans cette enceinte après la trahison dont il était coupable. « N'étaitce pas en effet la plus abominable des trahisons d'avoir favorisé une correspondance rebelle avec le pape, avec un souverain étranger? Jamais plus indigne perfidie ne s'était vue , et dans le cours de sa vie il n'en avait éprouvé aucune dont il se sentît plus révolté ; et celle perfidie partait d'une famille qu'il avait comblée de biens ; elle lui venait d'un homme qu'il avait honoré de sa bienveillance particulière. Les paroles lui manquaient pour exprimer son indignation, elle allait au delà de tout ce qu'il pouvait dire. » Cette philippique, que nous résumons en quelques lignes, ne dura pas moins d'un quart d'ueure. Quand elle fut

finie, tout le monde resta muet d'épouvante. M. Porlalis était comme anéanti*. A peme trouva-t-il à balbutier quelques paroles entrecoupées pour assurer qu'il ne croyait pas avoir manqué à ses devoirs en ne dénonçant pas personnellement un parent et un camarade d'enfance, qu'il s'était d'ailleurs efforcé de retenir sur la pente dangereuse oii il avait eu le tort de se laisser précipiter. Mais l'empereur, sans l'écouter, se mit avec la même véhémence à recommencer de plus belle sa terrible allocution. Alors se produisit un. épisode qui ne laissa pas que d'étonner un peu l'assistance. Le préfet de police, M. Pasquier, profitant d'un moment de répit pendant lequel l'empereur s'arrêta pour reprendre haleine, eut le courage de se lever et de dire qu'il éTàit de son devoir de compléter la défense de 31. Portails et de suppléer à ce que son émotion ne lui avait point permis d'exprimer. Il raconta l'avertissement donné par le directeur général de la librairie et dont il avait fait part lui-même au duc de Rovigo. « La confidence de M. Portails excluait toute idée de trahison, et, s'il fallait absolument qu'il y eût un coupable, peut-être le plus grand tort lui revenait à lui-même, qui n'avait pas tiré de cet avertissement tout le parti possible. » Ce court et généreux plaidoyer en faveur de M. Portails ne parut faire aucune impression sur l'empereur, ou plutôt , à voir l'expression mécontente de son visage, on eût dit qu'il en

était presque offensé. Ce n'était pas à M. Pasquier qu'il en voulait, ce n'était pas son préfet de police qu'il souhaitait intimider ni punir, c'était le monde sincèrement religieux, c'était la société presque entièrement ecclésiastique où vivait habituellement M. Portails. Quoique l'estimant peutêtre davantage pour sa hardiesse , il savait mauvais gré à M. Pasquier de son incommode intervention. Elle ne pouvait d'ailleurs sauver celui qu'il avait d'avance choisi pour sa victime. Reprenant donc contre lui ses plus rudes invectives, à peine un instant interrompues, il termina la scène par ces foudroyantes paroles : Sortez, monsieur, et que je ne vous voie jamais devant mes yeux. Tel était l'état où cette dernière apostrophe avait mis M. Portails, qu'il quitta incontinent sa place, ouWiant sur le bureau placé devant lui son portefeuille et son chapeau, qu'il lui fallut plus tard envoyer reprendre par un huissier. L'impression de tristesse et d'effroi ressentie par tous les membres du conseil d'État fut si générale, qu'aucun n'osa de quelque temps faire entendre sa voix dans la salle où semblaient résonner encore les impitoyables accents du maître. M. Regnault de Saint-Jean-d'Angély se hasarda seul à prononcer quelques paroles, mais l'empereur le fit taire. Il était lui-même visiblement embarrassé de l'effet produit et qui avait cette fois dépassé son attente. Au lendemain de la séance, Cambacérès, accoutumé cependant

aux orages de la colère impériale, disait k M. d'Haulerive, qu'une indisposition avait empêché de s'y trouver : t Vous êtes bien heureux ! pour moi , j'en suis encore malade. » Et voilà , qui le croirait ? la scène que M. de Las Cases a représentée dans le Mémorial de Sainte-Hélène comme une sorte d'admonition paternelle donnée par l'empereur à M. Portails avec une bonté véritablement attendrissante.

Tout n'était pas fini cependant. Restait encore à atteindre celui qui, aux yeux de Napoléon, était, en réalité, le grand coupable , c'est-à-dire le prisonnier de Savone ! En vain chercherait-on dans la correspondance de Napoléon P'" les lettres relatives aux mesures prises à cette époque contre le saint-père. On ne les y trouvera point; sans doute, ainsi que nous le lisons dans la préface du seizième volume, parce que ces lettres ne sont pas du nombre de celles que Napoléon I" aurait livrées à la publicité, si, se survivant à lui-même et devançant la justice des âges, il avait voulu montrer à la postérité sa personne et son système '. Ces pièces, à notre sens, font au contraire si parfaitement connaître et la personne et le système , que nous nous ferions scrupule d'en priver nos lecteurs.

« Écrivez au préfet de Montenotte , mande Napoléon à

1. Rapport à l'empereur yapoléonlll, t. XVI de la Correspondance de Mapoléon /<•'.

son ministre des cultes, pour lui faire connaître la lettre que le pnpe a écrite au grand vicaire de Paris, alin d'éclairer ce fonctionnaire sur la mauvaise foi du pape, qui, sous des apparences de conciliation et de charité , excite en secret la discorde et la rébellion. Donnez-lui l'ordre d'empèchcr qu'iiucun courrier ne soit reçu ni expédié avec des lettres pour le pape et sa suite , et pour que la poste ne lui fasse remettre aucune lettre. 11 faudra pour cela qu'il soit sûr du directeur des postes. Vous lui ferez connaître que je fais venir l'évêque de Savone à Paris, afin d'ôter au pape un canal de communication. Vous donnerez effectivement l'ordre au prélat de venir à Paris, où je désire le voir. Vous prescrirez au sieur Chabrol d'avoir dans ses conversations un ton plus ferme , de représenter au pape qu'il fait du tort à la religion ; qu'il cherche ii semer le trouble et la division ; qu'il néglige la douceur et les bonnes manières (sic) qui auraient pu réussir auprès de moi ; qu'il n'obtiendra rien par les moyens qu'il emploie , et que l'Église finira par perdre le reste de son temporel; que ceux qui seront assez fous et assez ignorants de leurs devoirs pour l'écouter perdront leur place , et que ce sera par sa faute. Il faut que cela soit dit avec vigueur. Il doit voir également ceux qui entourent le pape et les éclairer sur les fâcheuses conséquences que cela aura pour eux. Il est inutile que le pape écrive. Moins il fera de besogne

LE PAPE A SAVONE 43y

et mieux cela vaudra. Il est nécessaire : 1° que le préfet renvoie un état des individus qui sont auprès du pape, qu'il désigne les plus grands travailleurs , afin que je les renvoie pour ôter au pape le moyen d'écrire et de répandre le poison ; 2® que vous donniez ordre au préfet de ne plus expédier les lettres du pape pour le royaume d'Italie, le royaume de Naples, la Toscane, le Piémont, la France, de ne lui remettre aucune lettre et de les envoyer toutes ici. Vous en ferez le triage, et l'on ne donnera cours qu'aux lettres dont l'émission sera sans inconvénient. Faites-vous en conséquence envoyer toutes celles que le pape écrirait et celles qui lui seraient adressées. En général, moins ce qu'il écrit parviendra et mieux cela vaudra... »

Il est triste de lire ces prescriptions écrites de la main de celui qui, prisonnier à Sainte-Hélène, devait un jjur se plaindre si amèrement des souffrances de la captivité, et reprocher à ses geôliers des traitements dont la rudesse n';!pprocha jamais de ceux qu'il avîiil cruellement appliqués au détenu de Savone. Se donner la satisfaction de faire souffrir le pape dans sa personne , tel était bien le dessein de l'empereur, dont il ne songe nullement à se cacher.

« Vous ferez connaître au préfet et au prince Bor-

ghèse que mon intention est que l'intérieur du pape se ressente du mécontement que j'ai de sa conduite , et que

l'état de sa maison soit réglé de façon à ne pas dépenser plus de 12 à 1,500 francs par mois. Les voitures qui avaient été mises à sa disposition pour lui et sa maison ( le pape ne s'en était jamais servi ) seront renvoyées à Turin. Recommandez au sieur Chabrol de ne plus rien dire dans ses discours qui tende à faire croire au pape que je désire un accommodement. Son 'langage doit être qu'après son excommunication et sa conduite à Rome qu'il continue à Savone, je dois m'attendre à tout de lui ; que je m'embarrasse fort peu de ce qu'il peut faire, que nous sommes trop éclairés pour ne pas distinguer la doctrine de Jésus- Christ de celle de Grégoire VII •... »

Les ordres de l'empereur furent exécutés à la lettre. Ils parvinrent à M. de Chabrol par le canal du prince Borghèse, qui s'était de sa personne transporté à Gènes afin d'être plus près du théâtre de l'action. Ce fut dans la nuit du 8 janvier que le préfet de Montenotte se rendit au palais de l'évêque de Savone pour saisir la correspondance et les papiers du saint-père. «Tout le monde, écrit-il, était encore enseveli dans le sommeil ; rien n'a pu échapper aux recherches 2. » Les recherches dont parle le préfet

t. Lettre de l'empereur à M. le comte Rigot de Préamencu, ministre des cultes, 31 décembre 1810. —Cette lettre n'est pas insérée dans la Correspondance de Napoléon /<"•.

± M. de Chabrol à M. le ministre des cultes, 8 janvier 1811.

LE PAPE A SAVON E Ul

de Montenotte furent pratiquées avec un soin extrême par des hommes envoyés exprès de Paris et qui savaient leur raélier. On visita tous les appartements, on ouvrit, ou l'on força tous les tiroirs. On prit soin de découdre les vêtements de chacun , voire même ceux du pape. Ce que ne dit point M. de Chabrol et ce qu'il ignora peut-être , on crocheta, un peu plus lard, le secrétaire de Pie Vil pendant qu'il était descendu se promener dans le petit jardin de l'évèché '. Tous les livres trouvés pendant celte perquisition minutieuse furent mis de côté, et l'on enleva au saint-père son écritoire . ses plumes , jusqu'à son bréviaire , jusqu'à un petit office de la Vierge qu'il portait presque toujours avec lui, ainsi qu'une bourse ,'en peau qui contenait un certain nombre de pièces d'or et que l'on trouva dans l'appartement de Mgr Doria. « Passe pour la bourse , dit Pie VII , mais que pourront-ils faire de mon bréviaire et de l'office de la Vierge? » On fit un paquet de tous les papiers, qui furent envoyés à Gênes, oîi des agents experts, choisis à Paris parle ducdeRovigo, les examinèrent de très-près. Des rapports envoyés au duc de Rovigo, il résulta que les personnages qui composaient la maison du saint-père n'étaient pas des gens dangereux ni mal in-

1. Relation manuscrite italienne da valet de chambre du pape. — British Muséum, n<» 8,389.

tentionnés, et surtout qu'il n'y avait parmi eux aucun de ces travailleurs que Napoléon redoutait tant de laisser auprès du pape', (lepend.mt, pour plus de sûreté, et sans doute afin de faire quelque chose qui fut particulièrement pénible à Pie VII, on fit partir pour Fénestrelle les serviteurs obscurs qui paraissaient jouir plus particulièrement de sa confiance. C'est ainsi qu'on lui enleva, à sa grande surprise, jusqu'au vieux valet de chambre qui lui servait de barbier. Dans les papiers, compulsés avec soin, on ne découvrit rien que de très-insignifiant. Les pièces d'or trouvées chez Mgr Doria étaient le produit d'une collecte que de pieux catholiques avaient faite pour subvenir aux besoins du saint-père. Dans la liste des donataires , que Mgr Doria avait gardée, et qui fut envoyée à Paris , l'empereur eut le désagrément de lire les noms de plus d'une personne appartenant à son gouvernement et même à sa cour. Il put entre autres y rencontrer tous ceux de la noble famille génoise des Brignolo , attachée depuis des générations à la cause du saint-siége.

L'annonce que toutes ses intentions au sujet du saintpère avaient été si rigoureusement accomplies à Savone ne suffit pas à calmer encore le ressentiment de Napoléon.

1. Rapport de police sur les personnes composant la maison du pape. Savone, 8 janvier 1810.

Le 20 janvier 18! 1, après avoir reçu le rapport de M. de Chabrol, il adressa à son ministre des cultes une seconde missive qui ne figure pas plus que la première dans sa correspondance :

« Monsieur le comte, écrit-il à M. Bigot de Préameneu, j'ai reçu votre lettre avec le rapport du préfet de Savone du 11 janvier. Mon intention est que vous écriviez au préfet que le pape ne doit se mêler de rien, et, comme il a lui-même proposé de ne se mêler de rien si on le lui signifiait, je vous autorise à lui faire cette signification. Le préfet doit lui faire connaître que tous les chanoines et théologiens de France et d'Italie sont indignes des lettres qu'il a écrites aux chapitres; que par cette conduite il a été cause de l'arrestation de trois chanoines à Florence et de la confiscation de leurs prébendes, de la même sévérité exercée envers le chapitre d'Asti, et de l'arrestation du cardinal di Pietro, du chanoine d'Astros, de l'abbé Fontana, de l'abbé Gregori, qui tous ont été « éloignés » [sic), de manière qu'ils ne puissent jamais faire de mal; que ces pratique^ ténébreuses sont indignes d'un pape ; qu'il sera cause des malheurs de tous ceux avec lesquels il correspondra; que, déclaré ennemi de l'empereur, il doit désormais rester tranquille, et, puisqu'il se dit luimême arrêté^ se conduire comme tel, et cesser de correspondre soit avec ses agents, soit avec ceu< qui auraient

noué quelques relations avec lui ; qu'il est fâcheux pour la chrétienté et pour l'Église d'avoir un tel pape, aussi ignorant de ce que l'on doit aux souverains ; mais que, du reste, l'État ne sera pas troublé, et que le bien s'opérera sans lui. Vous écrirez en outre au préfet de Montenotte qu'il ait à prendre toutes les mesures nécessaires pour que le pape ne puisse communiquer avec personne, pour que les auberges de Savone et les voyageurs soient surveillés et enfin pour ne rien laisser passer. Vous lui ferez connaître que le ministre de la police lui écrira pour les personnes qui doivent être arrêtées, renvoyées ou conservées auprès du pape^.. »

Voilà certainement des sévérités et des rudesses qui laissent loin derrière elles celles de sir Hudson Lowe. Le commissaire du gouvernement anglais, qui eut l'étrange petitesse de refuser à Napoléon le titre de souverain, ne songea du moins Jamais à lui ô(er sa glorieuse épée de capitaine. L'empereur, qui songeait à tout, se garda bien d'oublier de faire enlever au saint-père son humble anneau du pêcheur. C'était de sa part une idée fixe. Déjà il avait écrit à plusieurs reprises à Rome pour qu'on recherchât

1. Lettre de l'empereur à M. le comte Bigot de Préameneu, 17 janvier 1811. — Cette lettre n'est pas insérée dans la Correspondance de Napoléon /«r.

partout cet anneau, et qu'on l'envoyât à Paris, mais on ne l'avait pas trouvé. Cette fois, on espérait être plus heureux. Nouvelle déception : l'anneau du pêcheur avait été renfermé par Pie VII dans le sac de peau où Mgr Doria avait mis l'argent provenant du denier de saint Pierre. On avait rendu, sans y regarder, et le sac et l'argent, et par conséquent l'anneau à Pie VU. Quand le prince Borghèse s'aperçut de sa fâcheuse méprise, il donna les ordres nécessaires pour que l'on se procurât à tout prix cet anneau, sans toutefois employer la violence s'il se trouvait dwts les mains du pape. Mais Pie VII ne le portait pas à son doigt; on ne l'avait vu nulle part. Le capitaine de gendarmerie La Gorse se décida alors à le demander tout simplement au saint-père.

Jusque-là, Pie ^^I n'-avait pas moutré la moindre apparence de mauvaise humeur. Aux reproches de M. de Chabrol, qui a bien soin d'assurer dans sa correspondance qu'il a littéralement répété au souverain pontife les propres expressions de l'empereur, et qu'il a notamment, aux termes de ses iiistru^tionsy traité Sa Sainteté de pape ignorant de ce que l'on doit aux souverains *, Pie Vn n'avait jamais répondu qu'avec la plus extrême

1. Lettre do baron de Chabrol à M. le comte Bigot d^ Préameneu, 2 février 18H.

Ub L'ÉGLISE KOMALNE ET LE PREMIER EMPIRE

douceur. « Il est inutile, avait-il dit, de revenir continuellement sur des choses qui lui avaient déjà été tant de fois signifiées ; si on le privait de l'exercice de la puissance spirituelle qui lui appartenait, cet état de choses ne durerait qu'aussi longtemps qu'il plairait à la Providence de le maintenir. Pour lui, il était résigné à tout, et, s'il ne recevait pas sa récompense dans ce monde, il la trouverait dans l'autre \.. » On peut remarquer, ajoute M. de Chabrol, qui rapporte les paroles textuelles du pape, qu'il ne répond à tout que par une résignation et une indifférence véritablement extraordinaires sur son sort ^... Mais, à la réquisition du capitaine La Gorse, Pie VU, jusque - là inébranlable , se sentit profondément ému. Était-ce ressentiment de ce dernier et incompréhensible affront? Était-ce la crainte qu'on ne fit un usage frauduleux du sceau du pêcheur qui, d'ordinaire, sert à revêtir les actes les plus importants émanés du chef de la catholicité? Toujours est -il qu'après un peu d'hésitation le pape remit son anneau au capitaine de gendarmerie; mais il avait pris auparavant la précaution de le briser en deux, et ce fut dans cet état

1. Lettre du baron de Chabrol à M. le comte Bigot de Préamencu, 2 février 1811.

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