M. DE CHABROL AU MINISTRE DES CULTES
2 février 1811.
... J'ai exécuté les ordres contenus dans la lettre du 21 janvier. Je me suis servi des termes mômes que renfermaient les instructions ministérielles...
... J'ai trouvé le pape affecté, mais montrant du calme. Il m'a dit que je le voyais résigné à la volonté de Dieu et prêt à m'entendre. Je lui ai dit que j'étais chargé de lui renouveler la défense de s'occuper d'aucune affaire, puisqu'il avait luimême proposé de ne se mêler de rien. Il m'a répondu brièvement, sans entrer en explications : que cette notification lui avait déjà été faite, qu'il se résignait à la volonté de la Providence, que d'ailleurs, étant privé des moyens d'écrire , il était inutile d'insister.
... Lorsque je lui ai parlé des malheurs qu'avait entraînés une conduite si peu réfléchie qu'elle avait à la fois excité des troubles et révolté le clergé et que j'ai cité les arrestations qui en ont été la suite, il a dit simplement, avec le môme calmC; qu'il, souffrait lui-môme attendant une récompense et qu'il espérait que ces personnes seraient dédommagées de la même manière. Il n'a point donné le moindre signe de regret ou de chagrin de ces malheurs.
Il a cherché à se justifier du reproche des pratiques ténébreuses indignes d'un pape, en me disant qu'il n'avait fait qu'expédier des affaires ecclésiastiques, et qu'il n; \ait pas entretenu de correspondances secrètes; que, s'il lui était parvenu quelque chose par hasard, ce n'avait jamais iié une correspondance suivie.
Je lui ai fail remarquer qu'il y en avait eu assez pour être la cause du malheur de tous ceux avec lesquels il avaii établi des relations, et j'ai ajouté qu'étant ennemi de l'empire , il devait vouer au malheur tout agent qu'il chercherait à employer ; que son devoir était désormais de resier tranquille , et, puisqu'il se dit arrêté , de se conduire comme tel.
Il a répété qu'il n'avait plus les moyens d'établir des relations puisque tous lui étaient enlevés, et que sa maison était gardée de manière à ce qu'aucun n'en pût approcher; qu'il attendait le temps marqué par la main de Dieu pour reprendre ses communications avec les fidèles.
J'ai ajouté, suivant les termes de l'instruction... pape ignorant de ce que Von doit au souverain... 11 m'a dit de nouveau qu'il était inutile de revenir sur des choses qui lui avaient déjà été signifiées ou à pou près; qu'on le privait de l'exercice de la puissance qui lui appartenait, que cet état de choses durerait tant qu'il plairait à la Providence de le maintenir; que pour lui il était résigné à toul, et que, s'il ne recevait pas de récompense en ce monde . il la trouverait dans une autre vio.
Ainsi on peut remarquer, d'après cette conférence, que le pape ne répond à tout ce qui lui est objecté que par une résignation totale et une indifférence apparente et extraordinaire sur son sort. Quant aux inconvénients qui peuvent résulter de sa manière de vivre, il ne les calcule pas et n'en lient compte, non plus que des malheurs qui pourraient par suite menacer la chrétienté et l'Église.
La surveillance est extrême autour de la maison du pape, ainsi que dans la commune et ses alentours. Je fais mou possible pour remplir entièrement les ordres de Sa Majesté impériale et royale.
484 PIËCES JUSTIFICATIVES
l'empereur a m. le comte bigot de préameneu, ministre des cultes.
3 février 18H.
Monsieur le comte, donnez ordre au préfet du département du Taro de choisir les cinquante prêtres les plus mauvais qui sont à Parme, et cinquante des plus mauvais de Plaisance... Ces prêtres doivent être embarqués pour la Corse. Sur ce...
l'empereur napoléon a m. LE COMTE BIGOT DE PRÉAMENEU, MINISTRE DES CULTES.
17 février 181 1
... Quant aux sieurs Boni , Ascensi et Toni, qui n'ont pas prêté serment, dirigez-les sur Toulon, et, là seulement, vous leur ferez signifier qu'ils vont en Corse. Vous donnerez des ordres pour leur embarquement. Sur ce...
Cette lettre n'est pas insérée dans la correspondance de Napoléon I"
LETTRE DE l'bMPEREUR A M. LE COMTE BIGOT DE PRÉ A MENE U, MINISTRE DES CULTES.
3 mars igi/.
Monsieur le comte, je désire que cent autres prêtres des plus mauvais soient dirigés de Parme et de Plaisance sur la Spezzia et, de là, embarqués pour la Corse. Faites part de ces mesures au minisire de la police et envoyez en Corse les fonds nécessaires. Écrivez au gL^néral Morand pour que tous ces prêtres soient débarqués à Baslia et réunis tous sur un seul point. Sur ce...
Cette lettre n'est pas insérée dans la correspondance de Napoléon I*'.
le prince camille borghèse a sa majeste l'empereur.
Paris, 14 mars iSH.
Lors de l'enlèvem ni des papiers du pape et de ceux des gens de sa maison, on trouva dans le portefeaille du prélat Doria un paquet de pièci-'S d'or qu'on lui rendit sans prendre garde que le cachet du pape, dit l'anneau du pêcheur, se trouvait avec cet argent. En ayant été informé , j'ai donné ordre qu'on se procurât ce cac'net , sans toutefois employer la violence s'il se trouvait entre les mains du pape. Uu long
laps de temps s'dtanl écoulé sans qu'on ait pu y parvenir , le capitaine de gendarmerie La Gorse a pris le parti , ces jours passés , de demander cet anneau au pape , qui le lui a remis avec beaucoup d'humeur et après l'avoir bri^é. C'est dans cet étal que j'ai l'honneur de l'envoyer ci -joint à Votre Majesté.
D'après une note mise au bas de cette pièce, l'uiiginal de la lettre du prince Borghèse, avec l'anneau coupé en deux morceaux, a été remis le M avril 18U à M. Giry, pour être porté à M. Beugnot, commissaire de l'intérieur et des cultes.
m TOME TROISIEME.
Chap. XXIX. Occcpatioh de Rome. —Effets delà prise de Rome. — Elle est platôt un embarras pour le gouvernement français. — Protestation du pape. — Circulaire aux ministres étrangers. — Le pape reçoit le général MioUis et M. Alquier. — Nomination du cardinal Doria à la secrétairerie d"État. — Procédés de l'administration française à P.ome. — Elle s'empare de tous les senices publics. — Renvoi des cardinaux napolitains. — Incorporation des troupes pontificales dans l'armée française. — Renvoi de tous les cardinaux qui ne sont pas nés dans les États du pape. — Le cardinal Doria, secrétaire d'État, reçoit l'ordre de quitter Rome pour se rendre à Gênes. — M. Alquier est rappelé de Rome i
Chap. XXX. Gravité croissante de la «itcation. — Dispositions du saint-père. — Pie VII est surtout indigné de l'éloignement des cardinaux et des entraves mises à l'exercice de son pouvoir spirituel. — Il prend, contre l'avis de ses conseillers, la résolution de rappeler le légat de Paris. — Sa lettre au cardinal Caprara. — Allocution pathétique du saint-père au sacré collège. — Ressentiment de l'empereur, alors occupé à Rayonne des affaires d'Espagne. —Il ajourne les mesures à prendre au moment où il sera plus libre de ses mouvements. — Ultimatum adressé au saint-père. — La situation devient de plus en plus violente à Rome. — Pie VII adresse aux évêques de ses États des instructions dans lesquelles il parle en termes irrités du gouvernement
psgei.
français. — Inquiétudes du général Miollis. — Il prend le parti de faire enlever de force le secrétaire d'État, le cardinal Gabrielli.
— Napoléon n'approuve ni ne blâme cette mesure. — De plus en plus embarrassé des affaires d'Espagne, il recommande surtout qu'on ne fasse aucun bruit de ce qui se passe à Rome 23
Chap. XXXI. Ministère du cardinal Pacca. — Nomination du cardinal Pacca à la secrétairerie d'État. — Son caractère. — Il était le chef du parti opposé à Consalvi, et contraire aux concessions faites à Napoléon.— Ses premiers rapports avec le général Miollis sont empreints de beaucoup de mesure et de modération. — Le pape exige qu'il adresse des réclamations plus accentuées au gouverneur général de Rome. — Irritation de Miollis, — Il veut faire arrêter Pacca au Quirinal. — Intervention personnelle de Pie VII, qui emmène son ministre et le l'ait loger dans une chambre voisine de la sienne. — La guerre d'Espagne, qu'il est allé conduire lui-même, distrait forcf'Mnenl l'empereur des affaires de Rome, mais son langage et ses lettre.'^ témoignent de son irritation croissante. — Campagne contre l'Autriche. — A peine a-t-il remporté ses premiers succès en Allemagne, qu'il songe à se venger du pape en réunissant ses États à l'empire français. — Lettre à M. de Champagny. — Décrets du M mai 1809. — Murât est choisi pour mettre les décrets à exécution. — Vagues inquiétudes ressenties à Rome; on y prépare une bulle d'excommunication. — Retards dans> l'exécution des ordres de l'empereur.
— Le drapeau français est arboré le ho juin au château Saint- Ange. — La bulle d'excommunication est affichée dans Rome bn
Chap. XXXII. L'enlèvement du pape. — Relations diverses do l'enlèvement de Pie VII à Rome. — Le général Radet en a écrit deux qui ne concordent pas ensemble. — On s'attendait à Rome à cette arrestation. — Préparatifs faits au Quirinal pour n'être jias surpris à l'improviste. — Le général Radet chargé d'enlever le pape dans la nuit du 5 juillet. — Ses dispositions. — Trois colonnes d'assaut. — Elles opèrent à trois heures du malin. — Radet en présence du saint-père. — Son embarras. — Noble attitude du saint-père. — Il est emmené de Rome avec le cardinal Pacca. — Séjour à la chartreuse do Florence. — Le pape y tombe malade, mais la princesse Élisa , effrayée , fait continuer son voyage. — Passage de nuit ù Gônos. — I.e bruit de l'arrestation
ttget.
du pape étant répandu dans le nord de l'Italie, la population des campagnes se porte partout sur son passage. — Embarras de l'escorte pontificale. — L'empressement redouble lorsque Pie Vit a passé les Alpes. — Son arrivée à Grenoble ressemble à un véritable triomphe. — Les autorités locales n'ont point d'instructions. — Leur embarras. — L'ordre arrive de Paris de faire partir Pie VII pour Grenoble. — Contradictions flagrantes entre la manière dont l'empereur s'est, à diverses reprises, exprimé sur l'arrestation du saint-père, et les ordres qu'il avait donnés à cet égard 9ô
Chap. XXXIII. Effets di séjour du pape en France. — La présence de Pie VII à Grenoble et son passage à Avignon et à Nice produisent une grande sensation sur les habitants de ces contrées. — Dans le reste .de la France, on ne sait rien que vagueinent sur le sort du saint-père. — Le public distrait des affaires de Rome par les affaires d'Allemagne. — L'empereur prescrit le silence le plus absolu de la part des journaux. — Singulier expédient imaginé par Fouché pour détourner l'attention du séjour fait par le pape à Grenoble I3<
Chap. XXXIV. L'excommunication. — Napoléon redoute l'effet que pourrait produire en France la publication de la bulle d'excommunication. — Commentaires de l'abbé de Pradt à ce sujet. — Erreurs dans lesquelles est tombé l'archevêque nommé de Maliues.
— L'empereur affiche de parler dédaigneusement de la bulle d'excommunication devant les ecclésiastiques, mais il prend toutes les précautions nécessaires pour qu'elle ne soit pas connue en France. — Rédaction malheureuse de cette bulle. — L'empereur consulte le nouveau ministre des cultes, M. Rigot de Préameneu. — Antécédents et caractère de M. Rigot de Préaraencj.
— Mémoire de M. de Préameneu sur la bulle d'excommunication.
— L'empereur prend le parti de ne la point déférer au conseil d'État, mais il garde une profonde rancune contre le saint-père.
— Mesures de mauvaise humeur prises contre le clergé. — Dissolution des congrégations ecclésiastiques et des établissements de missionnaires. — Napoléon commande des ouvrages littéraires dirigés contre le saint-siége. — Pie VII, depuis son enlèvement de Rome, ne fait plus jamais mention de la bulle d'excommunication 1^6
Pages.
Ch.vp. XXXV. Le divorce. — Napoléon, deiiiouréfori attaché à Joséphine, répugno longtemps à se séparer d'elle. — Singularité des relations existant entre les deux époux. — Conversation de l'empereur avec le chapitre métropolitain de Bordeaux à propos du divorce. — L'empereur se décide, par des motifs de politique, à s'allier avec quelque maison souveraine étrangère. — Son parti est pris après Wagram. — A son retour d'Allemagne, il s'ouvre de ses projets à Cambacérès. — Les desseins de l'empereur sont devinés par son entourage. — Désespoir de Joséphine. — Scène d'évanouissement dans le cabinet de l'empereur. — Rupture du lien civil. — Séance du Sénat. — Dernière soirée passée aux Tuileries par l'impératrice Joséphine. — Tout le monde croit au mariage de l'empereur avec une sœur d'Alexandre. — Conversation entre M. Floret et M. de ^émonville, qui ouvre la perspective du mariage avec une archiduchesse autrichienne. — Joie de Napoléon. — Il feint d'hésiter et de prendre conseil, quoique parfaitement décidé. — Sa conversation avec M. Daru. — M. de Cambacérès révèle à M. Pasquier pourquoi il avait conseillé à l'empereur le mariage avec la sœur d'Alexandre. — Le choix fait par Napoléon donne Vine plus grande importance à la dissolution régulière du lien religieux qui l'avait précédemment uni à Joséphine i
Chap. XXXVI. Sentence de l'opficialité. — Difficultés au sujet de la rupture du lien religieux. — Cambacéfès est chargé de poursuivre cette affaire devant l'offlcialité diocésaine. — Son entrevue avec les membres de l'officialité. — Leur embarras. — Ils demandent que leur compétence soit reconnue par le comité ecclésiastique. -^ Moyens de nullité invoqués par l'empereur. — Témoignages contradictoires des témoins. — L'empereur insiste pour que le mariage soit déclaré nul pour défaut de consentement de sa part. — Motifs de cette singulière insistance. — Décision conforme, de l'officialité 209
Chap. XXXVII. Préuminaiues du mariage. — L'empereur cherche à consoler Joséphine, et témoigne une grande préoccupation à l'égard de sa future épouse Marie-Louise. — Il songe aussi aux affaires de l'Église. — Ses projets à l'égard do Rome et sa lettre au pape. — Ses rapports avec les membres du comité ecclésiastique. — Considération particulière de Napol(^on pour l'abbé
Pagfî.
Emcry. — Exposé des motifs du sénatus-consulte du n février 1810. — Il n'y est pas question d3 l'arrestation du pape. — Consalvi, enlevé de Rome par force, arrive à Paris. — Il y prend une position différente de celle des autres membres du sacré collège. — Il est présenté à l'empereur. — Scène singulière aux Tuileries. — Lès cardinaux ne peuvent se mettre d'accord sur la convenance d'assister ou de n'assister pas à la cérémonie du mariage religieux de l''en-.pereur. — Tentatives faites par Napoléon et par Fouché pour intimider Consalvi 229
Chap. XXXVIII. CÉRÉMONIE Dc MARIAGE- — La niessc du mariage est célébrée dans le grand salon du Louvre. — Colère d» l'empereur quand il apprend que les cardinaux ne sont pas tous présents. — A la réception officielle du lendemain, l'empereur fait renvoyer des Tuileries les cardinaux qui nétaient pas la veille à la messe du mariage. — Ordre donné de les faire juger. — Il est commué en un décret dexil hors de Paris. —Consternation des cardinaux. — Ils écrivent une lettre pour protester de leurs sentiments. — Us n'en sont pas moins exilés et dépouillés de leurs insignes de cardinaux. — La colère de Napoléon s'étend jusqu'à l'abbé Émery, et pourquoi. — La communauté de Saint- Sulpice est dissoute, et l'abbé Émery pense à la transporter en Amérique 263
Chap. XXXIX. Dikfioli.tks rhligiecses a Uome. — Dispo itions d'esprit de l'empereur. — Il rêve la domination spirituelle de tout l'univers catholique. — Il commence par se mêler des affaires religieuses de Rome. — DifOcultés qu'il y rencontre. — L'administration civile des autorités françaises e«t populaire à Rome. — L'opposition vient du clergé. — Les dignitaires de l'Église romaine ne veulent point toucher leurs anciens traitements. — Leur attitude cause une irritation profonde à l'empereur 279
CUAP. XL. DittiCLLTÉs r.ELii.ir.isEs A Ri)ME. — L'enseignemcnt des quatre propositions de l'Église gallican-? soulève beaucoup d'objections au sein du clergé italien. — La suppression dun certain nombre de sièges épiscopaux envenime la situation. — L'empereur veut réduire à quatre le nombre des évêques des États romains. — Langage qu'il tient publiquement aux prêtres de la Hollande et de la Belgique. — Il fait arrêter et conduire en
P«ge8.
France par des gendarmes les évêques, les chanoines et les curés italiens qui refusent le serment. — Les assertions des Mémoires de Napoléon relativement au nombre des ecclésiastiques arrêtés pendant l'Empire, démenties par sa propre correspondance 313
Chap. XLI. Le pape a Savone. — Difficultés relatives à l'institution canonique des évêques français nommés par l'empereur. — Pie VU est moins disposé à céder qu'il ne l'avait été en 1807 à propos des évêques italiens. — Motifs de sa détermination. — L'empereur est très-embarrassé pour trouver moyen de faire parvenir officiellement ses propositions d'accommodement au saintpère. — Vie retirée de Pie Vil à Savone. — Lettres envoyées au saint-père par les cardinaux et les évêques français. — réponse adressée par Pie VII au cardinal r.aprara. — L'empereur songe à faire administrer les sièges vacants par les évoques nommés, en leur confiant les pouvoirs de vicaire capitulaire. — Rapport de M. de Préameneu à ce sujet. — Son mariage une fois conclu avec Marie-Louise, Napoléon ne garde plus aucun ménagement avec le souverain pontife 348
Chap. XLII. Le pape a Savone. — Lettres de M. Lebzeltern envoyé par M. de Metternich à Savone. — Il fait connaître les dispositions du saint-père, toujours favorable à la personne de Napoléon, mais résolu à ne pas céder. — Envoi des cardinaux Spina et Caselli. — Ils rencontrent les mêmes difficultés. — L'empereur se décide à passer outre. — Il somme le cardinal Fesch, nommé archevêque de Paris, de prendre immédiatement possession de son siège. — Sur son refus, il nomme le cardinal Maury. — Il nomme également M. d'Osmond, évêque de Nancy, et le force à partir pour cette ville 382
Chap. XLIIl. Le pape a Svvone.— Pic VII, relégué à Savone, s'occupe de pourvoir aux besoins spirituels de l'Église. — Associations formées en Italie et en France pour faire parvenir à destination les brefs du saint-père. — Le bref relatif à l'évêché de Florence est remis dans cette ville au chanoine Muzzi. — Mesures de rigueur prises par la grande-duchesse de Toscane contre le chanoine Muzzi et quelques ecclésiastiques de Florence. — L'abbé d'Aslros, vicaire apostolique ù Paris. - Son caractère. —
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Son attitude à l'égard de Maury. — Il reçoit par l'intermédiaire du cardinal di Pietro le bref relatif à l'archevêché de Paris. — Il le communique à M. Portalis.— Scène faite aux Tuileries par l'empereur à l'abbé d'Astros. — H est enfermé à Vincennes avec le cardinal di Pietro et le cardinal Gabrielli. — M. Portalis chassé du conseil d'État. — Visite domiciliaire faite de nuit dans le palais du saint-père, à Savone. — On force son secrétaire. — On lui enlève papiers et plumes. — Napoléon exige qu'il remette son anneau du pêcheur. — Pie VII brise son anneau avant de le remettre 408
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