Dt:'i>è<.lii' ilii cardinal Caprara, 3 juiUel ISUii
284 L'ÉGLlSIi ROMAINE KT LE PIIEMIEK EMPIRE
écrivez à Rome que je suis résolu à empêcher les Anglais de faire une diversion et de couper la communication entre mes troupes du royaume -d'Italie et celles qui sont dans le royaume de Naples. Écrivez que je demande à Sa Sainteté une déclaration sans ambiguïté et sans réserve, portant que, pendant la présente guerre, et toute autre guerre à venir, tous les ports des États pontificaux seront fermés à tous bâtiments anglais, soit de i^uerre, soit de commerce. Écrivez cela au pape, écrivez-le tout de suite, parce que, si dans le délai le plus court je ne reçois pas la déclaration conçue dans les termes que je demande, je ferai occuper tout le reste de l'État pontifical ; je ferai apposer les aigles sur les portes de chacune de ses villes, de chacun de ses domaines, et je partagerai la totalité des provinces possédées par le pape, comme j'ai fait pour Bénévent et Ponte-Corvo, en autant de duchés et de principautés que je conférerai à qui me plaira •... Si le pape persiste dans son refus, j'établirai un sénat à Rome et quand, une fois Rome et l'État pontifical seront dans mes mains, ils n'en sortiront jamais plus. Écrivez bien tout cela, ne cachez rien ; je verrai bien parla réponse du pape si vous avez tout dit ^. » De nouveau Caprara essaya de présenter quelques timides observations ; mais l'empereur,