‹ L'Église romaine et le premier Empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédits (volume 4)Chapitre 60 sur 83 · OEuvres complètes du cardinal l'acca, t. ler, p · texte numérisé non relu

OEuvres complètes du cardinal l'acca, t. ler, p

toujours plus excité, ne les écoula point. « Mon parti est pris. Vous savez que je ne change pas, et que je fais ce que je dis. Si le pape fait, dans les termes que j'ai prescrits, la déclaration relative aux Anglais, je lui garantirai ses États, et j'obtiendrai qu'il ne soit pas molesté par les Barbaresques. Quoi que vous veuillez me dire, vous, et tout ce qui me sera répété de Rome est inutile, car, ainsi que je vous l'ai dit, mon parti est pris. Je ne peux ni ne dois m'en départir. Qu'on en finisse promptement, et qu'on m'envoie le plus tôt possible la réponse qui fixera le sort de Rome *. »

La sortie véhémente de l'empereur n'avait pas duré moins d'une heure. On peut juger de l'effet qu'elle produisit sur l'infortuné Caprara ; et, si l'on se souvient des dispositions ordinaires du représentant du saint-siége à Paris, on ne sera point étonné qu'il ait terminé sa dépêche en suppliant Pie VII de vouloir bien réfléchir que, s'il se refusait à ce qui lui était demandé, l'occupation et la division de l'État pontifical en principautés auraient lieu immanquablement. « Chacun peut en prévoir d'ici les conséquences, et, le jour où sera accomplie cette formidable t'ventualité, comment Sa Sainteté, s'écriait-il avec douleur, pourra-t-elle ensuite rentrer jamais dans ses Étals ? »

Page 1