‹ L'Église romaine et le premier empire, 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 5)Chapitre 18 sur 81 · Le général Radet, relation de septembre · texte numérisé non relu

Le général Radet, relation de septembre

L'ENLÈVEMENT DU PAPE i09

doute pas que les affaires ne puissent s'arranger, et Tempereur traiteraVotre Sainteté avec les plus grands égards * . » Cette proposition à lui açlressée, dans son propre palais, par un chef de gendarmerie qui s'en était emparé de vive force, le saint-père l'avait déjà lue dans les lettres de Tempereur; il l'avait plusieurs fois entendue sortir de la bouche de nombre de ses interlocuteurs, plus haut placés et mieux disant que celui qu'il avait maintenant sous les yeux ; mais, derrière lai sommation du soldat vulgaire qui venaitde présider à l'odieux guet-apens, il y avait la menace parlante de l'emploi de la force brutale. Cela ne troubla en rien Pie VII. ce Si vous avez cru devoir exécuter de tels ordres de l'empereur à cause de votre segment de fidélité et d'obéissance, pensez de quelle manière nous devons, nous, soutenir les droits du saint-siége, auquel nous sommes lié par tant de serments. Nous ne pouvons ni céder ni abandonner ce qui n'est pas à nous. Le temporel appîirtient à l'Église, et nous n'en sommes que Tadministrateur. L'empereur pourra nous mettre en pièces ; mais il n'obtiendra pas cela de nous. Après tout ce que nous avons fait pour lui, devions-nous nous attendre à un pareil traitement ? » Radet était de plus en plus troublé. « Je sais, saint-père, que l'empereur vous a beaucoup d'obligations. — Oui, et

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