‹ L'Église romaine et le premier empire, 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inédites (volume 5)Chapitre 28 sur 81 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

Napoléon, demeuré fort attaché à Joséphine, répugne longtemps à se séparer d'elle. — Singularité des relations existant entre les deux époux. — Conversation de l'emporeur avec le chapitre métropolitain de Bordeaux à propos du divorce. — L'empereur se décide, par des motifs de politique, à s'allier avec quelque maison souveraine étrangère. — Son parti est pris après Wagram. — A son retour d'Allemagne, il s'ouvre de ses projets avec Cambacérès. — Les desseins de l'empereur sont devinés par son entourage. — Désespoir de Joséphine. — Scène d'évanouissement dans le cabinet de l'empereur. — Rupture du lien civil. — Séance du Sénat. —^Dernière soirée passée aux Tuileries par l'impératrice Joséphine. — Tout le monde croit au mariage do l'empereur avec une sœur 4' Alexandre. — Conversation entre M. Floret et M. de Sémonville, qui ouvre la perspective du mariage avec une archiduchesse autrichienne. — Joie de Napoléon. — Il feint d'hésiter et de prendre conseil, quoique parfaitement décide. — Sa conversation avec M. Daru. — M. de Cambacérès révèle à M. Pasquier pourquoi il avait conseillé à l'empereur le mariage avec la sœur .d'Alexandre. — - Le choix fait par Napoléon doùne une plus grande importance à la dissolution régulière du lien religieux qui l'avait précédemment uni à Joséphine.

Nous avons déjà eu Toccasion de raconter les efforts tentés depuis longtemps par Tenlourage de Napoléon et surtout par les membres de sa famille afin de le décider à rompre son union avec une compagne qui ne pouvait plus donner d'héritier à sa couronne. A# moment du sacre, les

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mêmes personnes scellaient toutes entendues entre elles ponr lai représenter comme une faute politique des plus graves Tintention qu*il laissait vois de faire couronner Joséphine à ses côtés, et s'étaient récriées sur l'inconvénient qu'il y avait pour lui dç resserrer ainsi les liens qui l'unissaient à elle; mais les manœuvres de ses ennemis avaient alors lourné contre eux, et l'impératrice, un instant menacée, était sortie victorieuse et même fortifiée de celle lutte. Non-seulement elle avait été sacrée en même temps que son glorieux époux et couronnée de ses mains avec une tendresse remarquée de tous les assistants, mais, ce que peu de gens savaient, par radroîte confidence faite à propos au saint-père, elle avait obtenu de faire bénir religieusement en grand secret, la nuit qui précéda le sacre, leur ancienne union, qui n'avait encore été con- Iractée que devant Tautorité civile.

L'empereur en avait d'abord fortement voulu à Joséphine de sa démarche, soit qu'il la regardât comme portant atteinte à la considération de sa vie passée, soit plutôt que, sans vouloir prendre de parti contre elle, il lui répugnât de rendre plus indissoluble un engagement que la polftique pouvait plus tard lui conseiller de rompre; mais sa mauvaise humeur n'avait pas été de longue durée. Somme toute, il resta^profondéraent et sincèrement attaché à cette femme pleine de charmes et de grâces, qui

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s'était donnée à lui quand rien ne Élisait encore présager sa prodigieuse fortune. Il se rappelait combien les nombreuses relations sociales de la veuve du comte de Beauharnais, son esprit charmant et sa douceur conciliante avaient servi à aplanir au début les difficultés semées sur sa route. N'était-ce pas elle qui, sous le Directoire et pwidant les premières années du Consulat, avait su grouper avec tant d*art autour de lui tant de gens autrefois attachés à Tancienne cour, maintenant heureux de se servir d'elle comme du plus gracieux intermédiaire pour ménager leur paix avec le régime nouveau? elle encore qui, plus tard, avait retenu autour de lui, quand il était monté sur le trône, nombre de révolutionnaires mécontents et difQciles à courber sous le joug ?

Plus d'une fois, repoussant les insinuations répétées de ses frères, Napoléon, avec une sorte d'instinct superstitieux qui lui fut toujours assez naturel, et que les événements n'ont que trop justifié, s'était plu à leur représenter Joséphine comme un bon géni^ chargé de veiller sur sa destinée et d'en détourner les orages. Rien de pl^is sincère que ces témoignages rendus par l'empereur à la seduisante compagne (fui, malgré des torts réciproques, restait encore la première de ses affections ; mais rien de plus extraordinaire aussi que la nature des relations établies entre les deux époux, et qui semblaient emprun-

ter quelque chose à la bizarrerie de leur destinée. Ëminemment nécessaires l'un à Tautre, ils n'avaient pas craint en plus d'une occasion de prendre leur entourage pour témoin de leurs brouilles domestiques. Restée en France pendant la campagne d*Ègypte, Joséphine awài si peu dissimulé les distractions qu'elle s'était permises, que Napoléon fîit sur le point de rompre complètement avec elle. Depuis ce moment, où la leçon avait failli être si sévère^ elle avait encore commis plus d'une imprudence, ce qui ne l'empêchait nullement de se montrer à son égard pleine de jalousie.

Napoléon supportait sans trop d'impatience ses scènes de dépit; il avait pris son parti de les provoquer sans cesse et de ne s'en fâcher jamais. Ce furent des préoccupations d'un autre genre qui peu à peu «modifièrent le cours de ses idées et le déterminèrent à se choisir une nouvelle compagne parmi les familles souveraines qui régnaient alors en Europe. À quel instant précis cette ré-

solution fut-elle arrêtée dans son esprit? Aucun membre de sa famille, aucune des personnes admises dans son intimité ne Ta jamais pu dire, car il avait, depuis quatre ou cinq ans, pris le parti de ne plus agiter celte hypothèse avec ses familiers, encore moins avec ses frères, maintenant éloignés de lui et placés sur des trônes qui leur avaient créé des intérêts différents des siens. Sa pensée ne

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s'en était pas toutefois distraite, et des observateurs atlëutife auraient pu découvrir de temps à autre, par la nature des sujets de conversation qu'il se plaisait à mettre sur le lapis, combien ce projet de divorce, dont il ne s'ouvrait pas encore directement, prenait pourtant chaque Jour plus de consistance. Nous en citerons uo exemple.

Au mois d'avril 1808, l'empereur se rendant à Rayonne, s'était arrêté quelques jours à Bordeaux. Il n'était pas d'attentions aimables qu'il n'eiit alors montrées pour le respectable archevêque de cette ville, Mgr d'Aviau, dont nous aurons souvent Toccasion de parler plus tard à propos du concile de 1811, et qui a laissé dans son diocèse une grande réputation de sainteté et de charité. Napoléon n'avait rien négligé afin de se rendre favorable le clergé de Bordeaux; il avait poussé la recherche jusqu'à s'enquérir de ses moindres besoins. Reprochant doucement à l'archevêque d*être mal logé et de ne pas prendre dans son abnégation a^sez soin de lui-même, ce qui était parfaitement vrai, il lui avait donné sur sa cassette une somme de 80,000 francs pour s'adieter une maison de campagne. Napoléon avait donc, à ce premier passage, laissé tous les ecclésiastiques de la Gironde charmés de sa courtoise affabilité.

A son retour de Rayonne, recevant de nouveau l'archevêque et le clergdde ce diocèse, qu'il avait tant de raisons

de croire bien, disposés pour lui, l'empereur, devenu tout à coup easuiste et dans le but évident de sonder Topinion des ecclésiastiques qui Tentouraient, se mit à disserter à fond sur la convenance du divorce. Aussitôt un abbé Thierry , vieux docteur de Sorbonne , qui était loin de soupçonner ses intentions, essaya de lui objecter le passage connu de l'Evangile : « Il n'appartieut pas à l'homme de séparer ce que Dieu a uni. » — c Oui, cela est bon> reprit l'empereur, dans les cas ordinaires de la vie, sans quoi il n'y aurait plus rien de stable dans l'institution du mariage; mais^ lorsque des causes majeures interviennent, lorsque le bien de l'État l'exige, cela ne peut être. » Son interlocuteur obstiné soutint intrépidement que le précepte de l'Évangile n'admettait pas d'exceptions. « Eh quoi ! monsieur l'abbé, s'écria Tempereur, étes-vous donc protestant? — Gomment ! reprit le grand vicaire trèsétonné de cette accusation. — Vous ne reconnaissez donc pas la tradition? -^ La tradition est unanime comme l'É-

criture sur l'indissolubilité du lien conjugal. — Non,

affirma de nouveau l'empereur, la tradition est pour moi. Ne Tai-je pas vu dans la Pologne^ dans le grand-duché de Posen, dans les États de Hongrie et autres pays du Nord cil j'étais il y a si peu de temps? j» L'empereur interpella alors directement, pour avoir son avis, le supérieur gênérai du grand séminah*e de Bordeaux. Au lieu d'abonder

dans le sens du théologien couronné, celui-ci vint en aide à son collègue et se mit à expliquer assez longuement que les cas de dissolution dont Tempereur voulait parler n'étaient communément quç des cas antérieurs de nullité.

Ëtonné de la contradiction inattendue que lui opposaient successivement des ecclésiastiques plus versés à coup sûr dans la science du droit canon que dans les affaires de ce monde, et qui probablement ignoraient sur quel terrain brûlant ils avaient été appelés. Napoléon congédia brusquement Mgr d'Aviau et ses grands vicaires. Il était rouge de colère, raconte Tabbé Lyonnet, à qui nous empruntons ces détails, et, pendant quelque temps, on le vit, à Tissue de ce colloque, se promener en long et en large dans son . appartement sans faire aucune attention aux personnes qu'on lui annonçait. Quelques brèves paroles échappées par intervalles de sa bouche témoignaient de son vif mécontentement. « De quels hommes s'entoure donc cet archevêque de Bordeaux? Il n'y a pas un seul théologien parmi eux; mais du moins les ai-je bien mis au sac M » •

1. Histoire de Mgr d*Aviau du Bois de Sanzay, archevêque de Vienne et de Bordeaux, par l'abbé Lyonnet, aujourd'hui archevêque d'AU)i, t. II, p. 561.

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II eut été heureux pour les ecclésiasti((ues que nous venons de nommer que, satisfait de les avoir, à son sens, si péremptoirement réfutés, leur impérial contradicteur n'eût pas encore voulu en avoir raison d'une tout autre façon. Peu de jours après son retour dans sa capitale, Napoléon donnait ordre à M. Bigot de Préameneu de faire savoir à Mgr d'Aviau qu'il ne reconnaissait plus M. Thierry pour grand vicaire, M. Delort pour secrétaire général, ni H. Lacroix pour supérieur du grand séminaire de Bordeaux. C'était dire en style officiel qu'il fallait les destituer, et l'archevêque, consterné, dut, avec un regret infini, pour des motifs purement politiques, se séparer à tout jamais des auxiliaires qu'il avait jugés les plus capables de l'aider dans sa mission religieuse.

Lorsque l'empereur ne reculait pas devant des violences aussi singulières, on peut à bon droit supposer que sa résolution de se séparer de Joséphine était déjà tacitement , arrêtée. II est également permis de supposer, sans risquer de se tromper beaucoup, que le désir de s'allier à la famille de quelques-uns des puissants souverains de l'Eufope fut encore fortifié par les dernières agressions de l'Autriche, qui étaient venues le surprendre si incommodément pendant que ses meilleures troupes étaient engagées au fond de l'Espagne. Déjà en 1805, avant Austerlitz, et plus tard, pendant la campagne d'Iéna, il avait

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été frappé de Teffrayante facilité avec laquelle toutes les alliances politiques qu'il avait jusque-là contractées sur le continent s'étaient toujours brusquement rompues. Peu à peu la conviction s'était formée chez lui qu'il n'en serait peut-être pas de même de celles qui seraient resserrées par un tien domestique. La Russie, par exemple, qui ne Tavail que si faiblement assisté pendant sa dernière lutte, n'aurait elle pas montré un peu plus "d'ardeur, s'il avait été répoux d'une grande-duchesse, sœur de l'empereur Alexandre ? Au moment où il poursuivait partout, pour les chasser de leurs trônes, les princes de la maison de Bourbon, ne serait-il pas d'une bonne politique de donner aux autres grandes familles souveraines, par quelque alliance matrimoniale contractée avec elles, l'assurance qu'il n'était pas un césar démagogue se proposant de faire table rase des dynasties européennes ? Placé à la tête des monarques du continent, que pouvait-il faire de mieux que de raëer

son sang avec le leur? N'était-ce pas le seul moyen de

calmer leurs ombrages naturels et de désarmer les mouvements de susceptibilité et d'orgueil, auxquels il attribuait, bien à tort,, suivant nous, les froideurs secrètes et les sourdes trahisons qu'il se plaignait d'avoir toujours recentrées dans ses relations antérieures avec les cabioetis étrangers ?

Ces idées avaient surtout germé dans la tête de Napo-

léon durant les quelques setnaines d'anxiété mililaire qui avaient suivi les combats incertains livrés dans le coa«ranl de mai et de juin 1809, autour de Vienne, Arrivé après Wagram au faite de sa puissance, Tenâpereur, comblé de gloire, mais gardant l'impression des dangers qu'il venait de courir, airêta définitivement le projet de dissoudre; à son retour en France, une union qui ne pouvait plus lui donner d'héritier, et d'assurer par un mariage à l'étranger l'avenir du grand établissement que tant de belles victoires avaient sans doute contribué à fonder, mais qu'elles n'avaient pourtant pas, à ses propres yeux, suffisamment consolidé. Ainsi qu'il arrive d'ordinaire, cette secrète résolution, dont il n'avait parlé à personne, a été pressentie à.lavance par la plupart de ceux, qui avaient intérêt à la connaître. Seul, le sage et discret Cambacérès fut, le jour môme de son arrivée aux Tuileries (14 no-, vembre 1809 ), admis à recevoir les confidences du maître ; mais, suivant sou usage, rarchichancelier s'était d'autant plus gardé d'ep laisser rien transpirer, qu'il n'épousait pas entièrement les ambitieux desseins qui lui furent alors développés avec une hauteur de langage doût cet ancien con&âller du premier consul se sentit lui-môme effrayé, non pas qu'il craignît de voir diminuer son propre crédit, qu'il savait inébranlable, mais parce qu'il jugeait qu'il est. « des ménagements délicats, toujours nécessaires à garder

pour condaire un peuple libre, ou qui veut du moins pa raltreteP »•

Ceux-là mêmes qui n'étaient pas admis à rhenneur de pareilles confidences ne doutèrent plus des projets de rèmpereur quand ils virent arriver successivement à Paris presque tous les membres de la famille impériale. Ce concours officiel leur parut évidemment ménagé en vue de la scène qui allait s'accomplir. D'autres détails plus intimes encore avaient attiré Tatteution de l'entourage de l'empereur. On avait remarqué qu'à son retour d'Allemagne, Napoléon, descendant de voiture au palais des Toileries quelques instants avant l'heure qu'il avait lui-même fixée, avait affecté de témoigner quelque mécontentement de ne point y rencontrer Joséphine, toujours si exacte, et cette fois si intéï*essée à devancer tout le monde auprès de son glorieux époux. Les courtisans avaient commenté entre eux les reproches immérités que l'empereur lui avait assez rudement adressés et dont elle avait paru transpercée domme s'ils avaient eu pour but de lui signifier sa sentence de mort. Il ne leur avait pas échappé non plus que l'empereur, peut-être afin de se donner des forces contre luimême, et pour amener une rupture qui ne laissait pas de

i. Passage des Mémoires da prince Cambacérès, cité par M. Thiers. — Histoire du Comulat et de V Empire, t. XI, p. 322.

lai coûter beaucoup, s*était mis à afQcher d'une façon presque blessante ses attentions pour quelques-unes des femoies jeunes et belles qui ornaient sa cour, alors plus resplendissante que janoais. Ils avaient également remarqué que Joséphine, aussi peu maîtresse d'elle-même que d'habitude, n'avait pas su de son côté s*interdire quelques scènes de jalousie des moins opportunes au sujet d'une madame Matheo, Piémontaise d*origine, attachée à la maison impériale, et qui passait pour être en ce moment l'objet liés soins particuliers de Tempereur. Ainsi la brouille régnait, à la veille de leur séparation, et pour les motifs les plus vulgaires, entre ce couple dont Tunion allait être dissoute en vue des plus graves intérêts de l'État.

Ce fut inopinément, à la suite d'un repas fait en téte-àtête dans un morne silence, que Napoléon, fatigué de se contenir depuis trop longtemps, provoqua Texplication fatale, devançant, quoi qu'il en eût d'abord résolu, l'arrivée de son fils adoptif, le prince Eugène, qu'il avait souhaité de voir auprès de sa mère dans ce cruel moment . Aux premiers mots sortis de la bouche de son époux, l'impératrice, suffoquée par ses larmes, était tombée évanouie sur le parquet. Aussi effrayé qu'ému de Teffet qu'il venait de produire. Napoléon entr'ouvrit la porte de son cabinet et appela à son aide le chambellan de service.

M. de Bausset ; révânouissement durant toujours, il Ini demanda si, pour éviter tont esclandre dans le palais, il se sentait de force à porter l'impératrice jnscpie dans ses appartements, qui communiquaient avec les siens par un petit escalier dérobé. M. de Bausset prit Timpératrice dans ses bras ; et l'empereur marchant le premier à recalons, et lui soutenant soigneusement les pieds, ils descendirent ainsi l'escalier. Rien n'avait paru feint ni arrangé à M. de Bausset dans la triste scène dont il était Tinvolontaire témoin. Cependant, ses jambes s'éiant un moment embarrassées dans son épée tandis qu'il descendait cet escalier étroit, et comme il se raidissait aOri de ne pas laisser tomber son précieux fardeau, la surprise de M. de Bausset fut grande d'entendre Joséphii\e lui dire .tout bas: « Preneï garde, monsieur, vous me serrez trop fort*. » Quelques moments après, l'impératrice était remise aux soins de sa fille, la reine de Hollande, et Napoléon resta encore auprès d'elle le temps nécessaire pour s'assurer que cette crise nerveuse se passerait sans danger. Après le retentissement qu'avait eu dans l'intérieur des Tuileries la nouvelle de l'indisposition subite de l'impératrice, tout marcha assez rapidement. Plutôt résignée que consentante, cédant aux conseils de ses deux enfants, le prince Eugène et la reine

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