Mémoires du chevalier de Baviset
Hortense, en partie soulagée par Tintérét sérieux et tendre que lui témoignait l'enopereur, Joséphine ne se refusa plus à se prêter aux démarches que les circonstances exigeaient d'elle. Son consentement était en effet indispébsaUe aussi . bien pour la rupture du contrat civil que pour Tannulaiiou du lien religieux qui avaient uni son sort à celui du chef de rempkre.
La cassation du mariage civil ne pouvait rencoiiirer ée grandes difficultés, quoiqu'elle fût positivement contraire aux dispositions les plus formelles du décret du 30 mars 1806, qui avait réglé les conditions d'existence des princes de la dynastie napoléonienne. « Le divorce est interdit, disait l'article VU, aux membres de la maison impériale de tout sexe et de tout âge ^ ; » mais cette interdiction iaiposée aux personnes de sa famille, l'empereur n'entendait pas apparemment se l'appliquer à lui-même. La raison d'État, hautement invoquée, devait sufQre à tout justifier. Elle résultait, suivant lui, de la nécessité oii il se trouvait de se procurer des héritiers directs, qu'il n'espérait plus de son épouse actuelle, et qui pouvaient seuls assurer la sécurité et le bonheur de l'empire. Il est curieux de lire dans le Moniteur toutes les tournures de phrases dont était enveloppée l'annonce d'une détermination qu'on as*